"Champion", une série qui manque d'ambition

©Natalia Bykova

À l'inverse de son héros, "Champion", sur la Une, ce mardi soir, manque d'ambition et se retranche dans des poncifs éculés, pourtant portée par une intrigue efficace.

"Carton rouge pour Souli! L’arbitre qui ne décolère pas poursuit Souli dans les vestiaires. De mémoire de journaliste, je n’avais jamais vu ça", nous assène l’accent familier de Rodrigo Beenkens, commentateur du match qui ébranlera la carrière de Souliman "El Magnifico" Romeyda (Mourade Zeguendi), star mondiale du foot à l’ego considérable qui, après ce match catastrophique, tombera de sa tour d’ivoire pour se retrouver sans club, sans sponsor, et sans le soutien absolu du public dont il a pris l’habitude.

Il s’agit là du point de départ de la nouvelle série "Champion", diffusée à partir de mardi prochain sur la Une, une histoire qui fleure bon la Belgique, le ballon rond et… le manque d’ambition. En effet, "Champion" n’a malheureusement pas la suffisance de son héros et semble préférer ne pas trop en faire, au point de ne pas en faire assez: si les épisodes de 52 minutes annoncent un format propice au réel développement des intrigues et des protagonistes, la série semble parfois préférer le confort de la blague limite et des personnages clichés qui, s’ils peuvent faire sourire comme caricatures, manquent de profondeur pour rester captivants dans les scènes plus graves.

Ancrée dans un pitch convaincant et une production soignée capables de lui donner de la hauteur, il reste à "Champion" d’assumer ses qualités pour y prendre appui quand elle sortira de sa zone de confort.

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