Dans le jardin du bien et du mâle

©Look Now!

Drame | Auréolé de son prix de la mise en scène à Sundance, voici un premier film anglais aussi âpre que lumineux…

Le film rappelle à la fois "Petit Paysan", qui vient de triompher aux César (meilleur premier film, meilleur acteur, meilleure actrice dans un second rôle) et "Call Me By Your Name" (récent Oscar du meilleur scénario).

Bande-Annonce - Seule la Terre

Nous sommes immergés dans une ferme (cette fois du Yorkshire), où un jeune homme se voit presque forcé de reprendre les rênes de l’exploitation. À cela s’ajoute la dimension d’une histoire d’amour homosexuelle, qui va révéler au héros à la fois qui il est, et une certaine beauté de l’existence…

"God’s Own Country"

("Seule la terre")

Note: 4/5

De Francis Lee.

Avec Josh O’Connor, Alec Secareanu, Ian Hart, Gemma Jones…

Johnny étouffe, entre son père diminué qui vient de subir une attaque cardiaque, et sa grand-mère, qui tente de maintenir l’église au milieu du village.

Lorsque débarque un saisonnier roumain censé l’aider pour le moment crucial de l’agnelage, Johnny ne pense qu’à le traiter de gitan, en attendant que ça passe. Exilés à deux pour quelques jours dans les monts du Yorkshire où les moutons vivent en semi-liberté, les deux hommes vont s’apprivoiser, dans tous les sens du terme…

Une foule d’éléments se combinent pour créer l’intimité avec le spectateur. D’abord un style visuel épuré, très réaliste, où les couleurs et les lumières du nord de l’Angleterre occupent toute la place. Ensuite une ambiance particulière, faite de caméra portée, de dialogues épurés, de silences, de regards. Mais sans que cela ne devienne jamais gratuit ou théorique. Lorsque les corps se mettent à parler, "God’s Own Country" nous les montre avec la même force tranquille que celle qui prévalait pour nous faire partager la lande, les bêtes, l’air, la lumière. La vie.

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