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Depardieu prêt à produire des films en Belgique

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La nouvelle loi sur le tax shelter aurait-elle donné des idées à Gérard Depardieu? La question mérite d’être posée, car l’acteur français vient d’ajouter une ligne à la liste des métiers autorisés à sa société belge Holding 2712.

Désormais, celle-ci peut aussi produire et coproduire des films, des téléfilms, des reportages et des documentaires. La modification à l’objet social a été effectuée au début du mois de mars.

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Jusqu’ici, l’entreprise qu’il a créée à Néchin, à deux pas de la frontière française près de Tournai, avait un objet social typique des holdings: prise de participation directe et indirecte, gestion de sociétés, recherche de capitaux, opérations de trésorerie, octroi d’emprunt, cautionnement, etc. Il y avait transféré une partie de ses actifs français l’an dernier, pour l’essentiel des parts dans des vignobles, dans des restaurants et diverses maisons de bouche: épicerie fine japonaise, poissonnerie de luxe… Il y avait toutefois déjà instillé un petit avant-goût de cinéma en y transférant aussi une participation dans DD Productions, une société de production de films.

♦ La différence, c’est que désormais, Holding 2712 peut produire elle-même des œuvres cinématographiques, et non plus se contenter de gérer ses actions dans une "boîte de prod’".

Sous cet angle, l’attrait que peut présenter la Belgique pour un homme comme le génial acteur renvoie, a priori, au régime du tax shelter.

• La loi votée en mai 2014 et entrée en vigueur le premier janvier dernier a, pour rappel, simplifié le système tout en "réduisant" son intérêt à deux types de gain: un rendement fiscal immédiat, évalué à 5,37%, et un rendement financier de 4,9% net actuellement, limité à une période de 18 mois maximum. Soit 10,27% net environ, ce qui reste très appréciable. Une partie des fonds récoltés doit par ailleurs toujours être investie en Belgique.

Bref, on pourrait voir prochainement la société Holding 2712 figurer au générique de films ou de documentaires partiellement ou entièrement tournés dans notre pays, à la rubrique "production" ou "coproduction".

Et via cette entreprise, Cyrano-Obélix pourrait désormais faire partie de la liste des bénéficiaires du régime de tax shelter… Ce qu’on aurait mauvaise grâce à lui reprocher.

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