Django: l'émotion ne passe pas

©Pathé Films

Dans ce film, la musique est bonne, mais l'émotion ne passe pas. Un "Django" qui aurait pu être plus émouvant.

"Django"

2/5

D’Étienne Comar, Avec Reda Kateb, Cécile de France, Beata Palya.

Connu pour avoir signé le scénario et produit "Des Hommes et des Dieux" de Xavier Beauvois (César du meilleur film et Grand Prix du Jury à Cannes en 2010), Étienne Comar a voulu passer à la réalisation. Et c’est une star de la guitare qui a eu ses faveurs. Django Reinhardt, monstre sacré du jazz est toujours vénéré aujourd’hui par de nombreux artistes dont Thomas Dutronc qu’il a profondément inspiré. Il avait inventé une technique bien à lui pour jouer de la guitare et mixé le jazz avec ses influences tziganes.

DJANGO Bande Annonce (2017)



Plutôt que de relater la vie entière de cet artiste hors du commun, Comar a choisi de s’intéresser aux deux années de guerre. Dans Paris occupé par les Nazis, Django est au faîte de sa gloire. Reda Kateb, qui incarne la star, le montre dans ses moindres détails. De son goût pour la pêche à son dégoût de la ponctualité et de l’ordre. Sur scène, il est censé électriser les foules (y compris les officiers allemands) mais le courant ne traverse pas l’écran.

La musique est bonne mais l’émotion ne passe pas. La vie de Django bascule quand il comprend enfin le sort réservé par les Nazis à ses frères tziganes. La déportation dans les camps. C’est Cécile de France, plus glamour que jamais en reine des nuits de Montparnasse, qui incarne le personnage le plus intrigant du film. Est-elle une simple groupie? Une espionne? Une résistante? Et quel sera son destin à elle? Django, lui, prend la fuite vers la Suisse. Il laissera en témoignage de cette époque précise une œuvre intitulée "Le Requiem pour mes frères tziganes".
Malheureusement, de cette partition, il n’est resté que des fragments. Un peu comme pour ce film qui aurait pu être plus émouvant et aussi plus swing.

©AFP

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