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"Dune", esthétiquement parfait

La jeune star Timothée Chalamet aux côtés de Rebecca Ferguson dans "Dune", de Denis Villeneuve. ©Â© Chiabella James/The Hollywood

Avec "Dune", de Denis Villeneuve, on a un casting cinq étoiles, une mise en scène somptueuse et un défi de taille car adapter le chef-d’œuvre SF de Frank Herbert reste compliqué.

Lorsque l’auteur américain Frank Herbert s’attela au cycle de "Dune", soit six volumes épais, il n’imaginait certainement pas que les réalisateurs de cinéma se casseraient les dents sur l’adaptation de son œuvre. Ainsi, David Lynch en 1984 et avant lui, dans les années 70, Alejandro Jodorowsky qui, après des années de préparation, dut abandonner son projet par faute de soutiens financiers. Mais le Canadien Denis Villeneuve, lui, ne craint pas les défis. Et ça, on le sait déjà puisqu’en 2017, il avait relevé celui de réaliser la suite de "Blade Runner" avec "Blade Runner 2049".

Hors frais de promo, le budget du nouveau "Dune" est de 165 millions de dollars. Et Villeneuve a beaucoup insisté pour que son film ne soit accessible que dans les salles de cinéma, et non sur les plateformes de streaming. Il faudra que "Dune", annoncé comme la première partie d’une saga, soit rentable pour que l’équipe de Villeneuve puisse sérieusement penser à la suite.

L’histoire de "Dune" démarre en 10191, après la fondation de la Guilde spatiale. La seule planète qui produise l’épice, une substance aux vertus multiples et, semble-t-il, un peu hallucinogène, s’appelle Arrakis. Soit une immensité de sable et de dunes.

Villeneuve a beaucoup insisté pour que son film ne soit accessible que dans les salles de cinéma, et non sur les plateformes de streaming.

Sur Arrakis vit une peuplade aux yeux intensément bleus appelée les Fremen, dont l’un des chefs, joué par Javier Bardem, mène une guérilla de l’ombre contre les Harkonnen, les barbares cruels. Sur cette même planète, se trouve aussi une étrange jeune femme, jouée par Zendaya vêtue comme une Touareg. C’est elle que le prince Paul Atréides, le magnifique Timothée Chalamet, voit apparaître dans ses rêves…

Une heure d’exposition avant l’action

La première heure de "Dune" installe l’histoire, la multitude de personnages et les différents mondes. Et bien qu’on ne puisse rien lui reprocher au niveau esthétique car chaque plan y est d’une beauté somptueuse, on ne peut s’empêcher de penser qu’il ne s’y passe rien de très excitant.

C’est donc dans la deuxième partie du film que se concentrent les scènes de combat, avec des véhicules volants ressemblant à d’énormes araignées et des vers de sable dont les mâchoires font penser à "Jaws"…

Aussi à l’aise dans un blockbuster SF que dans un film d’auteur comme, Chalamet a ici une dégaine qui rappelle celle de Johnny Depp dans «Édouard aux mains d’argent».

Le jeune Paul, dont les pouvoirs conjuguent une dextérité au couteau, une prescience et la connaissance de plusieurs langues – dont celle des signes –, est censé être le Messie qu’attendent les Fremen. Mais il est aussi celui dans lequel ses parents, le Duc Leto – incarné par Oscar Isaac – et Lady Jessica – impeccable Rebecca Ferguson – fondent les espoirs de leur dynastie et d’un monde meilleur reliant le passé au futur. Et il se révélera héroïque.

Le Johnny Depp de la Génération Z

Si tout cela demande pas mal de concentration pour s’y retrouver dans un gloubi-boulga de pensées mystiques, politiques et écologiques, on ne boudera pas notre plaisir de retrouver, pratiquement dans chaque scène, Timothée Chalamet. "Dune" peut ainsi passer pour une ode à son talent de jeune acteur de vingt-cinq ans. Aussi à l’aise dans un blockbuster SF que dans un film d’auteur comme "Call Me By Your Name", Chalamet a, ici, une dégaine qui rappelle celle de Johnny Depp dans "Édouard aux mains d’argent" de Tim Burton. Et dire que Chalamet est le Johnny Depp de la Génération Z n’est pas exagéré.

Bande-annonce "Dune"

Science-Fiction

“Dune”

Par Denis Villeneuve

Avec Timothée Chalamet, Zendaya, Oscar Isaac, Rebecca Ferguson, Javier Bardem...

À voir à partir du 15 septembre

Note de L'Echo:

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