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Jennifer Hudson: "Aretha est à la fois iconique, historique et éternelle"

C’est Aretha Franklin elle-même qui aurait souhaité que Jennifer Hudson incarne la reine de la soul si un biopic lui était consacré. Et c’est donc chose faite avec "Respect" de Liesl Tommy.

Chanteuse et actrice confirmée, Jennifer Hudson rêvait de rendre hommage à Aretha Franklin depuis toujours. Avec "Respect", biopic réalisé par Liesl Tommy, son vœu s’est exaucé.

Voici une artiste qui, dès ses débuts en 2007, s’est lancée avec la même passion et souvent le même succès, dans la musique et le cinéma. Récompensée par un Golden Globe pour son rôle dans "Dreamgirls" sorti cette année-là, elle enchaine avec un premier album qui raflera le Grammy du meilleur album RnB. En 2011, Jennifer Hudson prêtera ses traits à Winnie Mandela dans le biopic consacré à cette dernière. Et deux ans plus tard, elle recevra son étoile sur le Hollywood Walk Of Fame.

Naturellement, l’artiste de trente-neuf ans a eu de nombreuses occasions de rencontrer son idole, Aretha Franklin. Décédée en 2018, la reine de la soul a influencé Jennifer Hudson aussi bien que Beyoncé et Amy Winehouse. Sa carrière a été incroyablement longue, soixante-deux ans, ce qui peut faire évidemment rêver la plupart des artistes d’aujourd’hui.

"Aretha Franklin était devenue une partie de ma vie comme j’étais une partie de la sienne."

Ce biopic sur Aretha Franklin précède de quelques semaines celui qui s’attache à un épisode peu connu de la vie de Billie Holiday… Autant dire que les reines de la soul, du blues et du jazz inspirent le cinéma, ces derniers temps.

Pourquoi "Respect", le film, est-il important pour vous?

Lorsque je préparais ce rôle, je cherchais un film qui aurait été dédié à Aretha. Et je me suis rendu compte que c’est moi qui étais en train de le faire parce que, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il n’y en avait pas jusque-là. Or, Aretha est à la fois iconique, historique et éternelle. J’ai eu plusieurs fois la chance de chanter pour elle et avec elle. Elle était devenue une partie de ma vie comme j’étais une partie de la sienne.

"Aretha Franklin a réussi à conquérir son indépendance à une époque où c’était beaucoup plus compliqué qu’aujourd’hui."

Est-ce exact qu’elle vous ait confié que si jamais un biopic lui était consacré, elle tenait à ce que vous l’incarniez?

Oui, Madame! Et vous voyez où l’on en est! Nous en parlions il y a quinze ans déjà. On peut donc dire que j’ai attendu pour ce rôle durant quinze ans.

Les chansons d’Aretha Franklin sont très présentes dans ce film. Comment les avez-vous choisies?

Il était certain que le choix ne fut pas simple car, selon moi, toutes ses chansons sont iconiques. Mais il fallait aussi qu’elles aident le narratif car, il ne s’agit pas d’un film musical mais de l’histoire de sa vie. On voulait également montrer ses sessions d’enregistrement et la manière dont ses titres illustraient les épisodes marquants de sa vie.

Bande-annonce "Respect"

Comment expliquez-vous les relations qu’elle entretenait avec son père, joué par Forest Whitaker?

Son père était pasteur et ce n’est pas simple d’être l’enfant d’un prêcheur. Le fait qu’il soit devenu son manager et l’ait poussée vers la musique donne une dynamique intéressante à ce récit. Et malgré ces données de départ, et ce père très présent, Aretha est parvenue à trouver sa voix comme sa voie. Elle a réussi à conquérir son indépendance à une époque où c’était beaucoup plus compliqué qu’aujourd’hui.

Ce qui m’a frappé, c’était sa volonté d’avoir des hits. Elle voulait passer en radio.

Les exemples qu’elle avait, à ses débuts, étaient Etta James, Dinah Washington, Sam Cookes. Elle voulait créer sa propre empreinte et elle possédait les atouts pour ce faire. C’est ce qui lui donnait la force d’avancer. Cela dit, moi aussi, je veux des hits. Et quel artiste n’en rêve pas? Il ne faut pas oublier qu’Aretha a commencé, dans les années 50, avec le gospel et qu’alors, elle ne chantait pas ses propres compositions.

Biopic

“Respect”

Par Liesl Tommy

Avec Jennifer Hudson, Forest Whitaker, Marlon Wayans, Audra McDonald...

À voir à partir du 8 septembre

Note de L'Echo:

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