L'Echo des séries | "Dark", calibrée pour l'angoisse

©Netflix

La sensation allemande "Dark", calibrée pour l’angoisse, reprend sur Netflix, le tissage de sa toile où elle l’avait laissé…

"Dark" (Netflix)

Note: 4/5

Créée par Baran bo Odar. Allemagne (2017)

Dans la petite ville de Winden, il ne se passe pas grand-chose si ce n’est le vent des rumeurs et autres secrets que connaissent par cœur ses habitants qui, pour la plupart, y ont toujours vécu. Un soir, un groupe de jeunes s’aventure dans la forêt avoisinante pour tenter de mettre la main sur la planque de drogues d’un adolescent récemment porté disparu, mais une fois dans les bois, un autre d’entre eux semble soudainement s’être évaporé.

Bande-annonce

Ce qu’on prend d’abord pour des enlèvements commence alors à ressembler à s’y méprendre à une vague de disparitions qui avait eu lieu dans la même ville 30 ans auparavant. Alors que le mystère s’épaissit, une certitude émerge: certains savent. C’est avec une remarquable intensité que la première série allemande made in Netflix (à l’époque où la plateforme se lançait dans l’exploration des marchés locaux) tisse la toile de ses intrigues, au ralenti mais sans répit.

Une esthétique pesante dans la veine des séries scandinaves, une bande sonore grinçante, ce qu’il faut de surnaturel: "Dark" est la série devant laquelle on se prépare à se cacher les yeux sans pourtant se résoudre à regarder ailleurs. Alors qu’elle dévoile sa deuxième saison ce vendredi, "Dark" se distingue comme une version plus dense, mature et froide de "Stranger Things", dont la troisième saison suivra d’ailleurs, le 3 juillet.

L'Echo des séries

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