La jeune fille qui créa Frankenstein

Face-à-face entre deux monstres sacrés des belles Lettres: Mary Sheeley (Elle Fanning) et Lord Byron (Tom Sturridge). ©Pyramide Distribution

Si le cinéma a maintes fois conté l'histoire de Frankenstein, c'est la première fois qu'il se penche sur la vie de son auteur. "Mary Shelley", de la Saoudienne Haaifa Al-Mansour, est aussi romantique que féministe.

La vague des portraits de femmes célèbres continue de déferler sur les écrans. On peut y voir un effet de #metoo ou pas. Et dans le cas de celui-ci, il est intéressant de noter que certains n'y ont vu qu'un teen-movie en habits d'époque. Pour nous, la jeunesse de Mary Shelley et la genèse de son roman "Frankenstein ou le Promothée moderne" est une plongée dans le romantisme de la seconde partie du dix-huitième siècle. Avec une héroïne très en avance sur son temps.

Fiche technique

Genres DrameHistorique
Cote de L'Echo: ***

Mary Shelley était, en effet, une jeune fille talentueuse, affranchie, libérale et féministe. Du reste, sa mère Mary Wollstonecraft est considérée comme l'une des premières féministes anglaises. À seize ans, Mary aimait lire des histoires de revenants mais aussi "Défense des droits des femmes". Elle Fanning l'interprète avec beaucoup de sensibilité et de justesse. Pas seulement parce qu'elle a l'âge du rôle.

L'intelligentsia anglaise ne vit en elle que la compagne du poète Percy Shelley – le tempétueux Douglas Booth – et l'une des nombreuses groupies de Lord Byron auquel Tom Sturridge confère une dimension comparable à celle d'une rockstar. À dix-neuf ans, Mary écrivit l'histoire de Frankenstein qui, pour elle, reflétait le sentiment d'abandon. Et elle savait de quoi elle parlait.

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