La magie Disney à ses limites dans "Raya et le dernier dragon"

Avec les meilleures intentions – planète, partage et plus si affinités – Disney se prend les pieds dans le tapis des bons sentiments, saupoudrés de spectaculaire. Le tout pour 21,99 euros de supplément…

Vous voyez, ce moment un rien étrange où les films Disney ralentissent parfois l’action ou l’humour pour vous rappeler que contre toute attente les bons seront récompensés à la fin? "Raya et le dernier dragon" vous en propose carrément 20 minutes en guise d’introduction! Un monde en forme de dragon, où un mal mauve fluo se déchaîne (le drone), transformant les humains et leurs amis les dragons en pierre. On est arrivé à emprisonner dans un cristal l’esprit du dernier dragon, mais le monde se divise pour posséder ledit cristal, on se fait la guerre, et le drone règne. Dans ce nouveau désert, une jeune princesse veut rassembler les éclats de cristal pour qu’à nouveau puissent régner la paix et l’harmonie. Et les dragons. Et les hommes.

Bande-annonce "Raya et le dernier dragon"

Vous l’aurez compris, à trop vouloir cocher toutes les cases à la mode, le géant Disney en fait un peu trop. Écologie, intelligence collective, importance du principe féminin, tout cela se teinte de spectaculaire (décors impressionnants) mais aussi d’un humour un peu racoleur qui vise clairement ados et pré-ados. Que la seule dragonne survivante soit fan de rap, c’est en soi une bonne idée. Le tout est de l’assumer plutôt que d’en faire une ficelle. Ce 59ᵉ "classique Disney" reste un divertissement honnête, mais qui ne s’inscrira pas dans les annales au même titre que "Mulan" ou "Le roi lion"

Animation

"Raya et le dernier dragon"

de Don Hall et Carlos Lopez Estrada.

Note de L'Echo: 3/5

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