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Le 33e FIFF, "une édition orientée légèreté"

©doc

Une fois n’est pas coutume, le 33e Festival International du Film Francophone de Namur, qui débute ce vendredi, vise la comédie sans omettre aucun sujet.

"Cette édition possède sa propre couleur, car il y a de nombreux films orientés comédie. Ou en tout cas vers la légèreté", explique d’emblée Nicole Gillet, la déléguée générale du FIFF. Il y aura par exemple le faux polar "En liberté" de Pierre Salvadori (avec Adèle Haenel et Pio Marmaï) ou le film choral "Voyez comme on danse" de Michel Blanc (avec Karine Viard, Jean-Paul Rouve, Carole Bouquet,…). Le festival s’ouvre avec "Nos batailles" de Guillaume Senez et on clôture avec "Les invisibles" de Louis-Julien Petit.

"Nos batailles" (avec un excellent Romain Duris) traite d’un sujet fort – un homme perd tous ses repères et doit faire face – mais avec des moments de légèreté. "Les invisibles" (avec Audrey Lamy) parle de femmes SDF, là aussi sur le mode de l’humour, du décalage. "Tous les films ne sont pas sur ce ton, poursuit-elle, mais on retrouve aussi dans cette veine ‘Lola et ses frères’ de et avec Jean-Paul Rouve, mais aussi Ludivine Sagnier et José Garcia." Citons aussi "Les chatouilles", qui parle de la pédophilie, mais abordé avec des notes plus légères.

Bande annonce de "Nos Batailles"

Vous cédez à l’air du temps?

Les "stars" nous disent qu’ici elles trouvent une rencontre très vraie avec les gens. C’est un peu la magie de Namur."
Nicole Gillet
Déléguée générale du FIFF

Le climat actuel n’est pas simple mais on peut aussi traiter ça avec de l’humour! Un autre aspect c’est le nombre de films de femmes. On a toujours été attentifs à cela, mais cette année on est content de leur donner la parole encore plus largement. L’année dernière il y avait beaucoup de films de femmes du Maghreb. Cette année sur 26 films en compétition, 11 et demi sont signés par des femmes (le demi parce que certains sont co-réalisés)… On ne les choisit pas pour cela mais pour leur qualité. Mais il faut le signaler.

Votre célèbre coup de cœur, c’est Lambert Wilson.

Une magnifique personnalité. Il a une palette de jeu incroyable. "Des hommes et des dieux" est un film d’auteur qui a marqué beaucoup de gens. À côté de cela on peut le retrouver dans beaucoup de comédies, "Barbecue", "La vache", "Le marsupilami"… La rencontre aura lieu au théâtre de Namur, il nous racontera ses choix de films. Les "stars" nous disent qu’ici elles trouvent une grande liberté de parole, une rencontre très vraie avec les gens. C’est un peu la magie de Namur. Vanessa Paradis ou Nicolas Duvauchelle se souviennent de leur passage et de leur liberté pour expliquer leur parcours.

Bande annonce "Des hommes et des dieux"

Une nouveauté: les cinq parcours…

Parmi les 150 longs métrages, entre autres

Dans "Au bout des doigts", on découvrira Jules Benchetrit, le fils de Marie Trintignant et Samuel Benchetrit, dans un rôle de jeune cambrioleur surdoué pour le piano. Avec également Lambert Wilson et Kristin Scott-Thomas.

Très attendu aussi, un premier film avec l’hôpital comme décor central, "L’ordre des médecins". Marthe Keller, Jérémie Renier et Zita Hanrot se partagent le haut de l’affiche.

Casting impressionnant pour "Un peuple et son roi" et les figures de la Révolution, de Pierre Schoeller (Laurent Lafitte, Olivier Gourmet, Gaspard Ulliel, Louis Garrel, Denis Lavant, Adèle Haenel…). 

Au rayon documentaire, "Manu", d’Emmanuelle Bonmariage, sur son célèbre documentaliste de père, ou le terrible "Rêver sous le capitalisme" de Sophie Bruneau ou travailleurs et employés racontent leurs cauchemars liés à notre aliénant mode de vie.

Enfin signalons le retour à Namur de Denys Arcand, pape du cinéma québécois, et de très nombreux invités: Karin Viard, Michel Blanc, Romain Duris, Pascal Elbé, Roschdy Zem, Adèle Haenel, Olivier Gourmet, Lambert Wilson

C’est parfois difficile pour le public de s’y retrouver dans 150 longs-métrages, des courts, des fictions, des animations… On a voulu aider les gens à faire des choix. C’est dans l’air du temps: se faire aiguiller par les réseaux sociaux, ou Tripadvisor pour un resto. Nous aussi nous avons voulu proposer des thématiques. "En famille" rassemble des films mais aussi des activités pour tous les âges (quizz, maquillage)… "Pour les mordus" propose tout ce qui est "leçon de scénario" (dont celle de Pierre Salvadori), "rencontre" (notamment avec Stijn Coninx) ou la visite d’un plateau de tournage que nous allons reconstituer dans les rues de Namur pour montrer comment le cinéma fonctionne de l’intérieur.

Un autre parcours c’est la belgitude, qui peut attirer le public belge mais aussi étranger, car on remarque que nous avons chaque année plus de monde qui vient de loin pour le festival. Cette année il y aura par exemple le film flamand "Niet Schieten" de Stijn Coninx qui revient sur les tueurs du Brabant, mais du point de vue des victimes. Ces parcours invitent à faire un premier pas dans le festival, et souvent à partir de là on fait des rencontres, on affine ses choix grâce au bouche-à-oreille.

Du 28/9 au 5/10 à Namur: Fiff.be

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