Le FN s'en prend au film du Belge Lucas Belvaux

Lucas Belvaux: "J'ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction". ©Luc Dechamps

Le vice-président du Front national français, Florian Philippot, avait jugé "scandaleuse" la sortie prévue le 22 février prochain, à deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, d'un film qu'il juge "anti-Front national". Le réalisateur de "Chez nous", le Belge Lucas Belvaux, réagit.

"Je trouve ça proprement scandaleux qu'en pleine campagne présidentielle, exactement à deux mois du vote - ce sera le 22 février que ce film sortira -, on sorte dans les salles françaises un film qui est clairement anti-Front national", a déclaré Florian Philippot dans l'émission "Le Grand rendez-vous" organisée par Europe 1, iTELE et Les Echos. "Nous trouvons ça absolument scandaleux, inadmissible (..) et peut-être qu'il faudrait penser à mettre les dépenses, le budget de ce film, sur les comptes de campagne de nos adversaires, je ne plaisante même pas en disant cela", a poursuivi le vice-président du FN, qualifiant la participation à ce film de "petit service rendu au système".

 

 

Lucas Belvaux, le réalisateur belge du film concerné, assure de son côté que "Chez nous" n'est pas un film militant. "Chez Nous est un film engagé, oui. Il n'est pas militant pour autant, il n'expose pas vraiment de thèse", écrit-il dans ses notes d'intention.

Le cinéaste belge s’est dit surpris de la "brutalité" des critiques de l’extrême droite française contre son prochain film, un "film engagé" consacré au "discours populiste" qui sortira dans deux mois en France. "Scandaleux et inadmissible", "film de propagande" produit par des "émules de Goebbels", "sacré navet", "film de bobos qui exprime le mépris du peuple français"… La diffusion de la bande-annonce du film a provoqué l’indignation des partisans de Marine Le Pen, candidate d’extrême droite à la présidentielle. Concernant la réaction des élus du Front National, "ce qui m’amuse (…), c’est qu’ils me taxent de caricature, alors que mes personnages sont moins caricaturaux qu’eux. La brutalité de leurs discours m’a surpris", a déclaré Lucas Belvaux à l’antenne de RMC/BFMTV.

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