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Le western de Jacques Audiard - Note de 4/5

©Annapurna Pictures

Le réalisateur français Jacques Audiard, palmé il y a trois ans pour "Dheepan", se paie le luxe d’un film américain. Et pas n’importe lequel: un western, et avec des stars, s’il vous plaît!

Le lieu: l’ouest sauvage. Le temps: le milieu du XIXe siècle. Eli (John C. Reilly) et Charlie Sisters (Joaquin Phoenix) sont des hommes de main bien connus. À la solde du Commodore, les voici qui partent sur les traces d’un certain Hermann, mystérieux bonhomme en route vers la Californie et ses gisements d’or. Mais un autre le cherche aussi: le très policé chasseur de prime John Morris (Gyllenhaal). Sa méthode d’immersion parmi les colons semble avoir fait mouche, car le voici copain avec le fugitif. Lorsque Morris apprend que l’homme en fuite possède une formule secrète susceptible de faire briller l’or au fond des rivières, il décide de faire alliance avec lui.

Western

"The Sisters Brothers"

Note: 4/5

De Jacques Audiard.

Avec John C. Reilly, Joaquin Phoenix, Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed, Rutger Hauer, …

Les Sisters Brothers se lancent sur la piste non plus d’un homme mais de deux: un fugitif et le chasseur de prime censé le retrouver. Mais une certaine lassitude semble progressivement les gagner. Semer la terreur en assumant leur légende, c’est certes agréable. Mais ne sont-ils pas trop vieux pour jouer les gros bras?

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En ce temps-là, en ces lieux-là, la vie était obligatoirement tragique. Se déplacer, chercher un emploi ou prendre du bon temps, tout se faisait avec un Colt au côté. Ou avec un Colt dégainé. On traversait les Rocheuses avec la mort omniprésente. Dans ce monde-là, il ne suffisait pas de fuir pour conquérir sa liberté: il fallait souvent aussi finir par tuer son employeur. C’est à cette extrémité que sont réduits les Sisters Brothers…

Connaissant Audiard, il ne fallait pas s’attendre à un western conventionnel avec duel au soleil, jeune Indienne farouche et cavalcades à gogo. Pour autant, le réalisateur français n’est pas partisan d’un intellectualisme stérile où on sombrerait dans le contemplatif. Si le film invite sans cesse à se poser des questions sur la nature humaine, il n’en dédaigne pas moins un certain humour et un sens de l’action savamment dosée, sous un ciel immense et avec des hommes sur des chevaux, munis de flingues et de chapeaux. Un western, en somme.

©rv


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