Les meilleurs séries de l'année

En quatre épisodes d’une heure, «Unorthodox» livre l’un des récits les plus intimes et intenses de l’année. ©Netflix

Des meilleurs finals de 2020 aux plaisirs passionnément coupables, en passant par les séries qui s’apprécient mieux les pieds dans l’eau, l’Echo vous guide chaque mercredi et tout l’été entre les séries qui ont marqué cette première moitié d’année. Cette semaine : nos coups de cœur de 2020.

Si les sorties séries se calent habituellement sur un rythme plus lent autour des mois d’été, la période de disette s’est étiré cette année, la pandémie obligeant l’industrie sérielle à tourner au ralenti. Dans ce contexte singulier, quelques merveilles méritent de ne pas être reléguées au rang de fâcheux souvenirs du confinement.

Tissée autour d’une relation amoureuse bouleversante et banale, «Feel Good» sécrète un humour efficace et magistralement naturel.

La comédienne canadienne Mae Martin est responsable de l’un des moments de grâce de 2020. En plein lockdown, elle sort "Feel Good" (sur Netflix), la meilleure comédie depuis "Fleabag", avec qui elle ne partage rien d’évident si ce n’est une héroïne splendide qui a pris bonne note de son droit à l’erreur. Tissée autour d’une relation amoureuse bouleversante et banale, "Feel Good" sécrète un humour efficace et magistralement naturel.

Cette simplicité émane aussi, sous d’autres traits, du petit bijou qu’est l’allemande "Unorthodox" (également sur Netflix), l’histoire d’Esty (Shira Haas, captivante), juive ultra-orthodoxe qui fuit secrètement vers Berlin pour y démarrer une nouvelle vie hors du carcan familial. En quatre épisodes d’une heure, "Unorthodox" livre l’un des récits les plus intimes et intenses de l’année.

Bande annonce "Unorthodox"

Enfin, d’une discrétion qui ne reflète en rien sa qualité, l’italo-américaine "L’amie prodigieuse" (en Belgique sur BeTV) a sorti sa deuxième saison en mars dernier. Basé sur les romans d’Elena Ferrante, ce drame napolitain investit magnifiquement son format sériel sans rien lâcher de ses origines littéraires: un tour de force pour une adaptation.

Marquée par ces trois séries européennes exclusivement portées par des créatrices, la période aura eu le mérite de rappeler aux derniers distraits que le talent n’attend pas qu’on l’estime pour s’exprimer.

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