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Namur célèbre le 7e Art pour la 35e fois

Le film belge "Une vie démente" fera l'ouverture du FIFF cette année.

Laurent Lafitte, Albert Dupontel, Samuel Benchétrit (président du jury) ou Jérémie Renier: ils seront à Namur, à l’occasion de 35e Festival du Film Francophone (du 2 au 9 octobre).

Revoilà le FIFF! Pour la 35e fois et à partir de ce vendredi, les rues de Namur vont s’égayer de la présence de cinéphiles en goguette. Pas seulement des cinéphiles d’ailleurs: professionnels et invités de prestige seront également au rendez-vous. Plus que jamais et en dépit des circonstances "particulières", les événements culturels se mobilisent pour célébrer le vivre ensemble.

Certes, ce ne sera pas une année tout à fait comme les autres au FIFF (voir le trois questions à Nicole Gillet, la déléguée générale ci-dessous). Mais tout sera fait pour que la convivialité règne malgré tout, dans le plein respect des directives sanitaires. Une nouvelle fois, la diversité de l’offre est au rendez-vous: courts-métrages (dont une sélection du meilleur en provenance du nord du pays), documentaires belges et étrangers, et bien sûr longs-métrages. Florilège des films les plus attendus.

Avec "Adieu les cons", Albert Dupontel revient à ses premières amours (après son détour remarqué par la fresque historique "Au revoir là-haut"): le burlesque philosophique. Avec cette fable sur la technologie qui nous prive de liberté, il offre à Virginie Efira un rôle magnifique de femme condamnée – mais battante.

Vous aimez Laurent Lafitte comme comédien? Vous allez l’adorer en comédien ET metteur en scène, pour son premier film, "L’origine du monde". Soit l’histoire d’un homme dont le cœur s’arrête brusquement. L’ancien pensionnaire de la Comédie française sera là pour une rencontre, ainsi qu’une partie de son casting (Vincent Macaigne et Hélène Vincent).

Bande-annonce "L'origine du monde"

Très attendu également, le film d’animation historique "Josep", qui nous emmène à la frontière franco-espagnole pendant la Seconde Guerre mondiale, dans un camp de concentration situé sur une plage. Réalisé par le dessinateur de B.D. Aurel, et distingué par une sélection "Cannes 2020" (tout comme le film de Lafitte).

En ouverture ce vendredi, un premier film belge plein d’humour et de poésie, sur la famille, la transmission et la liberté de pensée: "Une vie démente" d’Ann Sirot et Raphaël Balboni. En clôture, on attend Kad Merad en prof d’art dramatique (en prison), dans "Un triomphe", soit l’histoire vraie d’une pièce de théâtre montée exclusivement avec des détenus, jusqu’au… triomphe.

Bande-annonce "Une vie démente"

En parallèle à la compétition officielle, les initiatives sont nombreuses, dont les toujours très qualitatifs films familiaux. Le nouveau Joann Sfar ("Le petit vampire"), avec en casting voix Jean-Paul Rouve, Camille Cottin et Alex Lutz; ou le nouveau Rémi Chayé ("Tout en haut du monde") qui, avec "Calamity", revient sur l’enfance de Calamity Jane.

Enfin, les fans de séries de prestige seront aux anges, avec les premiers épisodes de la quatrième saison de la désormais série culte "10 pour cent". En guests: Charlotte Gainsbourg et Frank Dubosc. Au rayon belge, ce sera la nouvelle série RTBF: "Invisible" imagine qu’une épidémie touche le pays, qui rendrait certains malades… invisibles.

Trois questions à Nicole Gillet (Déléguée Générale du FIFF)

Avez-vous redouté que le festival n'ait pas lieu?

Oui, mais pas longtemps. Quand on a su que les cinémas allaient rouvrir début juillet, on s’est dit "c’est bon, on fonce". Cet été, beaucoup de festivaliers, d’habitués, se posaient des questions, et nous sentions une énorme envie. Comme une urgence à tout relancer, un manque flagrant, un besoin. Un festival, ce n’est pas seulement voir des films, c’est parler de cinéma. Échanger. Le virtuel, c’est bien quand on ne peut pas faire autrement. La vraie vie, ce sont les vraies rencontres.

Vous allez jouer avec beaucoup de contraintes?

Oui, mais ce n’est pas le plus important. L’important, c’est de relancer. Proposer des films. Du cinéma. La manière, après tout, c’est de la logistique. Il y aura un peu moins de jours que d’habitude, un peu moins de séances car il faut nettoyer entre les films, certains invités seront "excusés" car venant de territoires comme le Québec ou l’Afrique. Et il n’y aura pas le chapiteau habituel. Mais la convivialité sera là, grâce à des accords avec de nombreux cafés namurois. Et beaucoup d’événements seront présentés en partenariat avec nos complices culturels, comme la Maison de la Poésie, le théâtre, le KIKK festival.

Une tendance dans la programmation?

Des films qui racontent notre société. Qui essaient de construire quelque chose. De chercher une certaine vérité. Qui célèbrent le pouvoir incroyable de l’imaginaire. À l’image de notre film d’ouverture ("Une vie démente"), un film qui multiplie les qualités: premier film, réalisé en production légère, belge, plein d’humour, d’espoir, de vie.

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