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No Time to Die, but Time to Cry

Daniel Craig incarne pour la dernière fois James Bond dans "No Time to Die".

Le 25e James Bond est enfin arrivé. Signé Cary Joji Fukunaga, ce dernier Bond avec Daniel Craig ne manque ni de scènes spectaculaires, ni de surprises, ni de sentiments.

Pendant que la famille royale britannique découvrait le film en même temps que le cast à Londres, la presse cinéma était réunie pour une vision exceptionnelle à 21 heures au Kinepolis. Certains avaient revêtu un costume chic et un nœud papillon pour être dans le thème de la soirée. C’est que "No Time to Die" (en français, "Mourir peut attendre") n’est pas un James Bond comme les autres, à plus d’un titre. On l’a espéré durant plus d’un an, sa sortie a été reportée de multiples fois et il figure comme le dernier volet d’un cycle de cinq films emmenés par Daniel Craig.

Entre romantisme et courses-poursuites

Ce Bond-ci démarre par une intro d’une demi-heure (!) où l’on revisite le passé de Madeleine Swann (jouée par Léa Seydoux), la fiancée de 007 qui figurait déjà dans "Spectre" en 2015. Enfant, elle a vu sa mère assassinée sous ses yeux et a dû fuir un très méchant personnage en courant dans une étendue de glace et de neige. On la retrouve, des années plus tard, dans les bras de Bond à Matera. Entre romantisme et courses-poursuites, les scènes filmées en Italie sont tout simplement prodigieuses.

Le rapport de James Bond aux femmes, en 2021, est d'un genre nouveau et égalitaire. Et, plus surprenant encore, d’un incroyable sentimentalisme, voire même de romantisme.

Cependant, pour des raisons que l’on ne vous donnera pas ici afin de ne pas vous dévoiler la suite, Madeleine conserve ses secrets et Bond se résout à la quitter. On le retrouve, cinq ans après, sur une plage paradisiaque de la Jamaïque, résolu à se la couler douce pour toujours. Sauf que son plan de retraite tombe à l’eau quand son ami Felix Leiter (Jeffrey Wright) vient le chercher pour l’aider à lutter contre une nouvelle menace du Spectre… De sa cellule anglaise, Ernst Stavro Blofeld (Christoph Waltz) continue de manipuler cette organisation du crime dont la nouvelle arme est constituée de nanorobots tueurs s’introduisant dans le corps.

No Time for Sexism…

Jusque-là, l’intrigue intéresse et séduit. Et on salue l’arrivée de l’agente 007, Lashana Lynch, qui rempilera certainement dans le prochain opus de la franchise sans pour autant être une Bond girl stricto sensu. Une autre actrice qui pourrait également assurer l’avenir, c’est Ana de Armas, qui apporte la touche sexy (la seule) à ce Bond où l’on ne trouve pas une trace de sexisme, bien au contraire. Le rapport de James Bond aux femmes, en 2021, est d'un genre nouveau et égalitaire. Et, plus surprenant encore, d’un incroyable sentimentalisme, voire de romantisme, comme on le découvre dans la seconde partie de "No Time to Die".

Trop dense et touffu, le récit s’étouffe un peu.

Là où le bât blesse, c’est dans la longueur et l’ajout d’une intrigue supplémentaire avec le méchant à la peau grêlée Lyutsifer Safin (Rami Malek) qui prend le relais de Spectre et compte exterminer une partie de la population terrestre… Trop dense et touffu, le récit s’étouffe un peu. Et l’on s’y perd un brin. Précisons que le scénario a été écrit par quatre personnes – dont Phoebe Waller-Bridge – et que chacune a voulu y ajouter sa touche perso. Hélas, les répliques qui font mouche ne sont pas légion. Et celle que l’on préfère, c’est Q (Ben Whishaw) qui la lâche: "Est-ce que je peux avoir une soirée tranquille avant que le monde explose ?"

Alors, pour répondre à Q, on lui dira: "Certainement pas!" Si Daniel Craig a pensé comment quitter cette saga bondienne, il a trouvé un moyen d’être encore plus héroïque qu’il ne l’avait jamais été. Une ultime surprise qui laisse véritablement pantois. Et dont on dira seulement que l’Amour triomphe du Mal. Ce qui nous laisse verser au moins une larme…

Bande-annonce "Mourir peut attendre"

Action

"No Time to Die" ("Mourir peut attendre")

Par Cary Joji Fukunaga

Avec Daniel Craig, Léa Seydoux, Rami Malek, Lashana Lynch et Ralph Fiennes

À voir à partir du 29 septembre 2021

Note de L'Echo:

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