Quand le Japon rural rencontre l'ivresse californienne

©Nour Films

Comédie | Atsuko Hirayanagi, réalisatrice japonaise, signe "Oh Lucy", une comédie dramatique moderne oscillant entre satire et tragédie. Le portrait d’une Tokyoïte par moments "Lost in Translation".

Ce n’est pas dans le Tokyo hyperbranché que nous convie la réalisatrice mais dans celui, monotone et froid, des employés de bureau. Setsuko, une quadra célibataire (intense Shinobu Terajima), se rend chaque jour à son bureau en train. Ce jour-là, un homme se suicide à la gare. Et Setsuko semble à peine bouleversée. Par l’entremise de sa jeune nièce, elle entreprend de suivre des cours d’anglais. Le très charmant John (Josh Hartnett) enseigne l’anglais-américain avec des méthodes pour le moins inhabituelles. Ainsi, il la rebaptise Lucy et la coiffe d’une perruque blonde. Il lui apprend aussi ce qu’est un "hug", une accolade.

"Oh Lucy"

Note: 3/5

D’Atsuko Hirayanagi.

Avec Shinobu Terajima, Shioli Kutsuna, Josh Hartnett,…

C’est très nouveau pour Setsuko mais elle y prend vite goût. Elle est d’autant plus désemparée quand elle découvre que son prof a filé en Californie avec sa nièce. Et sans trop réfléchir, elle décide de partir avec sa sœur pour Los Angeles. On pourrait s’attendre à ce que le récit se poursuive à la manière de "Thelma et Louise" et que Setsuko goûte pleinement à la liberté. Mais à part un peu de sexe, de bière et une séance chez un tatoueur, l’ivresse californienne est de courte durée. Il n’empêche que le regard de la réalisatrice sur la société japonaise et la relative comparaison avec la société californienne est précieux et subtil. Et comme dans "Lost in Translation" de Sofia Coppola, il n’a, en fait, guère besoin de traduction.

OH LUCY! Bande Annonce (2018)

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