Quels films au cinéma à la rentrée?

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Quand le chat Hollywood est parti, les souris (francophones) dansent… Et si la reprise tant espérée venait de plus près qu’on ne le pense?

Frustration. Déception. Incompréhension. Les termes manquent pour décrire l’état d’esprit des exploitants de salle. On fait la grimace devant les images d’avions bondés, et le gros dos face à des distributeurs internationaux peu enclins à "brûler" leurs cartouches – et qui depuis la reprise de début juillet effectuent des replis stratégiques en reportant presque toutes les grosses sorties

"Tenet" est certes enfin programmé après avoir été postposé deux fois. Mais "Mulan" est annulé… Et de nombreux autres films attendus ont été remis aux calendes grecques, soit 2021 (le nouveau "Top Gun", Robert Pattinson en "Batman", "Jurassic World Dominion").

Il se pourrait bien que le public tranche en privilégiant de "petits" films européens

Côté distributeur, on préfère insister sur les grosses pointures qui sont toujours confirmées. "Mulan" ne sort pas? Réjouissons-nous alors de "King’s Man" (le 16/9), de "Wonder Woman 1984" (30/9), de "Mort sur le Nil" (avec Kenneth Branagh et Gal Gadot, le 7/10), d’un certain Bond, James Bond ("No Time To Die", le 11/11). Sans oublier le très attendu nouveau Pixar "Soul", le 25/11.

Cela suffira-t-il à sauver l’année 2020? Sans doute pas. Mais en attendant l’heure des bilans définitifs, et loin des énormes deus ex machina censés sauver le secteur, il se pourrait bien que le public tranche en privilégiant de "petits" films européens, voire francophones, où la qualité est bel et bien au rendez-vous. Florilège.

"Effacer l’historique" (déjà sorti)

Kervern/Delépine jouent la carte de l’absurde poétique et vitriolé, avec une Blanche Gardin et un Denis Podalydès en ex gilets jaunes, et en pleine forme.

"Énorme" (02/09)

Marina Foïs en star mondiale de la musique classique, ça vous dit? Sauf que la pianiste n’a pas très envie de s’envisager une progéniture, et que son imprésario de mari, si. Quand l’une fait un déni de grossesse — tout en devenant énorme — l’autre découvre la fibre maternelle. Touchant, intelligent, décalé. Et drôlissime.

"Le bonheur des uns…" (09/09)

Casting de folie: Bérénice Béjo en vendeuse devenue écrivaine à succès; Vincent Cassel en mari dépassé; Florence Foresti en meilleure amie jalouse jusqu’à la folie; François Damiens en mari de cette dernière, et qui se cherche lui aussi une fibre artistique. Voici l’adaptation très réussie d’une pièce de théâtre, où amitié et création se font la guerre. Féroce, juste comme il faut.

"Antoinette dans les Cévennes" (16/09)

Une jeune institutrice part sur les traces de son amant, parti en famille faire la célèbre randonnée Stevenson, avec un âne. Rien ne va se passer comme prévu ni pour Antoinette… ni pour le spectateur, tant le film déjoue les clichés de la petite comédie sans prétention, pour toucher au cœur.

"Adieu les cons" (21/10)

Albert Dupontel revient! Il fait équipe avec Virginie Efira et on nous promet une "quête improbable" menée par plusieurs "parias au grand cœur". Après "9 mois ferme" et "Au revoir là-haut", on ne demande qu’à y croire.

Enfin, en guise de joker, rappelons que le très attendu "Kaamelott" sortira enfin ce 25 novembre. Alexandre Astier réussira-t-il à rassembler sous sa bannière le public captif adepte du roi Arthur, et tous les autres larrons point encore soumis au second degré à la française? Gageons-le!

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