Retrouvez les films des César 2021 sur Sooner

Laure Camaly dans "Antoinette dans les Cévennes".

Ce n’est pas fini, les César 2021: la plateforme Sooner nous en propose une sélection, histoire d’élire nos César à nous, dans l’intimité de notre salon…

Quelle bonne idée! Pour nous mettre un peu de baume au cœur en ces temps de disette cinématographique prolongée, la plateforme Sooner nous invite à nous replonger dans la sélection des César de cette année. Certes, la cérémonie n’a pas tenu toutes ses promesses en matière de renouveau, d’humour, de glam, mais qu’importe: avant d’enterrer définitivement le cinéma français, revenons-en aux films.

Il faudra malheureusement attendre la date du 1er mai – jour béni de la réouverture des salles – pour (re)découvrir le grand gagnant de la soirée. Là, en grande pompe et la larme à l’œil, nous pourrons enfin dire "Adieu les cons", et nous imbiber de l’univers décalé, romantique, jusqu’au-boutiste du génie Albert Dupontel – absent de la soirée pour cause d’incompatibilité avec la notion de "concours" ("Je n’aime pas trop les ambiances de foire agricole…", avait ainsi déclaré le principal intéressé). Le destin de Suze Trapet, son héroïne, fut couronné par 6 statuettes.

Mais si vous voulez déjà voir ou revoir les autres gagnants, mettez le champagne au frais, revêtez vos smokings et autres robes à paillettes, chaussez vos escarpins à talons, nouez vos nœuds papillon et branchez-vous sur Sooner. D'ailleurs, pourquoi ne pas en profiter pour saisir votre calepin afin de dresser des hit-parades et attribuer vos César personnels?

►"Antoinette dans les Cévennes" de Caroline Vignal (Meilleure actrice pour Laure Calamy)

Sous ses dehors de bluette gentillette, ce film pose toutes les bonnes questions sur le couple, la vie, l’amour, les ânes. Une héroïne très féminine, très féministe également. Marchant sur les traces de son amant parti en vacances en famille, elle va enfin faire la part des choses entre égarements et sentiments.

►"Un fils" de Mehdi Barsaoui (Meilleur acteur pour Sami Bouajila)

Cela fait des années qu’il nous impressionne, Sami Bouajila. Entre films d’action ("Braqueurs"), films d’auteur ("Omar m’a tuer") et comédies ("Good luck Algeria"), son cœur balance. Ici, il incarne un père acculé dans un hôpital de la campagne tunisienne avec sa femme après que leur fils a été grièvement blessé dans une attaque terroriste.

Bande-annonce "Un fils"

►"Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait" d’Emmanuel Mouret (Meilleure actrice dans un second rôle pour Émilie Dequenne)

Emmanuel Mouret creuse son sillon depuis plusieurs années, avec notamment "Mademoiselle de Joncquières" (une pépite, avec Cécile de France, Édouard Bear et Laure Calamy en grande forme). Ici, il nous propose une chronique sur le couple, qui n’est pas sans rappeler un certain François Truffaut et son cycle des Antoine Doisnel, dans le style "marivaudage parisien intelligent". Le tout sous forme de flash-back, pour un film merveilleusement construit.

Bande-annonce "Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait"

►"Tout simplement noir" de Jean-Pascal Zadi (Meilleur espoir masculin pour Jean-Pascal Zadi, dans son propre rôle)

Un pamphlet. Tel est le genre auquel appartient ce film a priori inclassable. Soit l’histoire (largement autobiographique) d’un acteur noir à la recherche de sa place dans le métier. De rencontres improbables (Joey Starr, Lilian Thuram, Claudia Tagbo) en happenings dérangeants (des manifestations où il se déguise en esclave, chaînes aux poignets), voici de quoi faire du bruit dans Landerneau.

Bande-annonce "Tout simplement noir"

►"Deux" de Filippo Meneghetti (Meilleur premier film)

Typiquement le genre de film que la profession aurait pu porter au pinacle... Deux actrices au sommet (chacune nominée) pour un propos parfaitement dans l’air du temps. Une relation passionnelle entre deux voisines, interrompues par un AVC, et par l’irruption de la famille, qui n’est au courant de rien – et ne veut rien savoir. Un décor presque unique et un scénario au cordeau.

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►"La fille au bracelet" de Stéphane Demoustier (Meilleure adaptation, d’après le film argentin "Acusada" de Gonzalo Tobal)

On n’a pas assez parlé de ce film de tribunal très bien ficelé, où les parents découvrent peu à peu, et avec sidération, les actes posés par leurs enfants ados. D’après un fait divers réel survenu en Argentine.

Bande-annonce "La fille au bracelet"

►"Josep" de Aurel (Meilleur film d’animation)

C’est là un morceau d’histoire assez peu connu, sur lequel revient le dessinateur Aurel: les camps français dans lesquels furent parqués les quelque 500.000 réfugiés de la guerre d’Espagne, surtout d’anciens combattants anti-franquistes. Parmi eux, le dessinateur Josep Bartoli, qui consigna tout dans ses carnets. Des dessins pour parler d’un dessinateur: ça s’imposait.

Bande-annonce "Josep"

►"Été 85" de François Ozon (aucun César, mais 13 nominations)

Sans doute un des grands oubliés du palmarès. Et ce n’est pas la première fois puisqu'Ozon avait déjà reçu 11 nominations pour "Huit femmes", 2 pour "Swimming Pool", 3 pour "Potiche", 6 pour "Dans la maison", 2 pour "Jeune et jolie" mais jamais de César à la clé. C'est pour "Frantz" (11 nominations) que le réalisateur obtient enfin un premier César (celui de la Meilleure photo). Même chose pour "Grâce à Dieu", 8 nominations mais une seule statuette, celle pour l’acteur Swann Arlaud dans un second rôle. Au menu cette fois-ci: années 80, amitié, adolescence, et plus si affinités...

►"Un pays qui se tient sage", de David Dufresne (nominé pour le Meilleur film documentaire)

Revenu bredouille, mais très intéressant, surtout vu le contexte actuel: l’analyse anthropologique des violences policières en France, en répression des manifestations pour plus de justice sociale. Le recours à la violence est-il justifiable? Derrière cette question s’en dessine une autre: quelle est l’utilisation faite des images, jusqu’à la confiscation du témoignage visuel par l’autorité répressive, comme pour reconditionner le réel. Glaçant.

Pour prolonger le plaisir (avec les anciennes éditions)

Sur Sooner, en plus de la sélection "César 2021", la rubrique spéciale "César du cinéma" vous permet de voyager parmi les grands films récompensés par l'Académie. On y retrouve par exemple "Amour" de Michael Haneke (5 César dont celui du Meilleur film en 2013), "120 battements par minute" de Robin Campillo (6 César sur 13 nominations en 2018), ou encore l’excellent "Mustang" de Deniz Gamze Ergüven (4 César sur 9 nominations en 2016).

Quelques incontournables internationaux vous y attendent également, comme le drame allemand "La vie des autres" (Meilleur film étranger en 2008) ou le dessin animé "Valse avec Bachir" (Meilleur film étranger en 2009).

Au rayon "plus surprenant": "Ma vie de Courgette" (César du Meilleur film d’animation et Meilleure adaptation pour Céline Sciamma en 2017) ou l’incroyable "Merci Patron" (César du Meilleur film documentaire en 2017), où le futur député François Ruffin, alors simple réalisateur engagé, piégeait le milliardaire Bernard Arnault par l’intermédiaire de caméras cachées.

Vous en voulez encore? Que diriez-vous de "Polisse", le désormais classique signé Maïwenn (2 César sur 13 nominations en 2012)? Ou "Un prophète" qui couronna la carrière de Jacques Audiard en 2010 (9 César sur 13)? Sans oublier bien sûr la performance de "The Artist" (6 César sur 10 en 2012)! Le choix sera rude!

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