Star Wars, quand il n'y en a plus, il y en a encore

©doc

"Solo: A Star Wars Story" est le nouveau spin-off de la saga. Où l’on apprend l’origine du nom de Han Solo et le début de sa "bromance" avec Chewbacca.

"Solo: A Star Wars Story"

Note: 2/5

De Ron Howard.

Avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke

Après "Rogue One", Lucasfilms met sur orbite un film retraçant la jeunesse du héros Han Solo. Pour le mettre en scène, deux réalisateurs, Phil Lord et Christopher Miller, bien vite débarqués au profit de Ron Howard, venu pour sauver l’œuvre. Ron Howard a l’habitude des superproductions puisqu’on lui doit notamment "The Da Vinci Code" et "Cow-boys & Aliens". Il a donc rajouté du rythme dans ce film mais disons qu’il y est aussi allé à la grosse louche. Pas le temps de ciller.

Il n’y a aucune respiration dans "Solo: A Star Wars Story". Et sur deux heures quinze, c’est épuisant. Et durant les deux tiers au moins, l’image est grise. Donc, ça casse l’éventuelle excitation qu’on pourrait avoir. Au début de l’aventure, on est propulsé dans un monde qui ressemble aux "Misérables". Dans une cité dominée par une certaine Proxima, un monstre qui ne semble pas effrayer le jeune Han. Qui est-il? Un cow-boy. Il en a même l’accent. Rusé, le jeune homme – interprété par Alden Ehrenreich qu’on a pu voir dans "Ave Cesar" des frères Coen – s’ingénie à se sauver.

Son but: rejoindre la galaxie pleine d’étoiles et devenir pilote. Mais il ne veut pas se sauver seul. Han met tout en place pour s’évader avec son amoureuse Q’Ira, jouée par la délicieuse Emilia Clarke (la Daenerys de "Games of Thrones"). C’est elle qui apporte la touche classieuse au film. Et son destin, dans cette histoire-ci, rappelle un peu celui d’une James Bond girl douée.

Bande-Annonce

Sans tout dévoiler, Han, qui n’a pas de patronyme, se voit affubler du nom de Solo au moment où il quitte la cité dont il était l’esclave. Et franchement, dire à un type qui est seul qu’on va l’appeler Solo, c’est un peu idiot comme trouvaille scénaristique. Harrison Ford va bien rire en découvrant ça.

Ron Howard a l'habitude des superproductions ("The Da Vinci Code", "Cowboys and Aliens"). Cette fois, il y est allé à la grosse louche. ©AFP

La suite de cette story ressemble davantage à un western qu’à de la science-fiction. On a même droit à une attaque de train spectaculaire! Mais là, Han n’est plus seul. Il fait équipe avec Chewbacca, dont il est le seul à comprendre le langage, et avec un certain Tobias Beckett, un filou de haut vol. Ce Tobias, incarné par l’inénarrable Woody Harrelson, est vraisemblablement le plus opportuniste des personnages de cette story. Et pourtant, on ne parvient pas à le détester… Mais on ne parvient pas non plus à s’enticher de Han. Et c’est bien là le problème.

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