Tous aux abris! Le Bifff débarque!

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C’est l’un des fleurons de notre belle capitale. Ses fans viennent parfois de très loin pour fouler son tapis rouge… sang. Son nom claque comme une baffe, mais à une lettre près - car il ne fait rien comme les autres: voici le Bifff!

Lorsqu’on est belge, et fan de fantastique/thriller/épouvante/second degré/fantasy (rayez les mentions inutiles), on ne part surtout pas en vacances à Pâques, au risque de rater l’événement: le Brussels International Fantastic Film Festival. Que vous soyez un cadre supérieur bien propre sur lui (mais collectionneur de figurines de trolls peintes à la main), un adepte du gothique avec piercing dans les yeux, ou une jolie nymphette japonisante avec des couettes – et un couteau caché dans la socquette – vous convergerez, dès le 4 avril, vers le même endroit: le palais des Beaux-Arts et autres lieux dédiés au culte de la messe noire du cinéma dit "de genre".

Les films de genre représentent à peu près 30% du marché global.

On en oublierait presque que le noyau dur du festival est constitué par la projection des films, tant les "à-côtés" se sont multipliés avec les années. On se souviendra de l’édition 2017 comme de celle qui a transformé un festival de fans (plus de 50 000 quand même) en un festival de professionnels venus principalement pour parler business. Un peu comme à Cannes où les marches et les stars ne constituent que la vitrine des gros contrats qui se signent, et qui donnent un poids supplémentaire à l’événement. Du 13 au 15 avril se tiendra donc le BIF Market, où les producteurs et distributeurs du monde entier pourront déambuler parmi les stands pour faire leur marché. À moins qu’ils ne préfèrent louer un emplacement, afin d’écouler les films déjà en magasin, ou en cours de production… Au menu, des films avec des requins géants qui dévorent tout, mais pas seulement. Car les films de genre ne constituent pas une simple niche: en fonction des pays, ils représentent à peu près 30% du marché global (et jusqu’à 65% en Corée du sud!).

Des "guest-stars"

En parlant de Corée, il faut noter la présence à Bruxelles d’un invité de marque en la personne de Park Chan-Wook. Le réalisateur du déjà cultissime "Mademoiselle", boudé par le jury cannois l’année dernière, est un maître du genre "bis", mais aussi du 7e art tout court, avec des films comme "Old Boy" ou "Lady Vengeance"… Au rayon des réalisateurs stars, mentionnons l’Espagnol Alejandro Amenabar. "The Others" suffirait à l’asseoir au panthéon, mais il faut y ajouter d’excellents thrillers "de jeunesse": "Tesis" (1996) ou "Abre los ojos" (1997)…

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Autre nouveauté: un décrochage du futur "Boulevard du Polar" qui se tiendra les 11 et 12 juin à Bruxelles, mais dont le Bifff présente un amuse-bouche. Une simple rencontre littéraire, certes, mais plus qu’ambitieuse puisqu’elle accueillera rien moins que Stéphane Bourgoin (LE spécialiste mondial des tueurs en série), Franck Thilliez (le roi du nouveau polar à la française dont chaque nouveau livre caracole en tête des ventes), Nadine Monfils (la régionale de l’étape), et même Guillaume Musso qui sera présent pour l’avant-première européenne du film coréen adapté de son best-seller "Seras-tu là?".

Terminons ce trop bref tour d’horizon par une présence qui ravira les nombreux fans de "Game of Thrones". Non pas celle d’un membre du cast, mais celle… d’un accessoire. C’est le Trône de Fer en personne, et les centaines d’épées qui lui donnent son joli look de porc-épic, qui rejoindra Bruxelles pour la première fois. Nombreux selfies en perspective!

Du 4 au 16 avril, à Bozar. www.bifff.net.

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