Un coup qui fait pschitt

©MGM

Dans la série des grandes arnaques au cinéma, on n’a pas fait mieux que "The Sting" avec Redford et Newman. Dans "Le Coup du siècle", Anne Hathaway et Rebel Wilson forment un tandem désassorti mais qui fonctionne pas trop mal.

A priori, réunir Rebel Wilson la déjantée et Anne Hathaway la sophistiquée n’est pas une mauvaise idée. C’est ce que s’est dit Chris Addison, réalisateur de cette comédie aussi light qu’une robe de plage. Et puis, les films où les femmes mènent le jeu sont à la mode.

Cinéma
  • "Le Coup du siècle"
  • Note: 2/5
  • Par Chris Addison
  • Avec Anne Hathaway et Rebel Wilson

L’antagonisme entre les deux actrices est censé servir de fil rouge tout au long du film. Mais au bout d’une heure, où l’on a pourtant ri à plusieurs reprises, on se laisse gagner par l’ennui.

Le pitch: sur la Côte d'Azur, une Américaine replète essaie ses arnaques à 500 dollars jusqu’au moment où sa route croise une Anglaise ultrachic aux arnaques à 87 millions de dollars. La rivalité entre elles va déboucher sur un accord. Anne Hathaway s’engage à enseigner les ficelles du métier à Rebel Wilson. Bien évidemment, Rebel va dépasser les espérances d’Anne. Surtout parce que Rebel est hors norme, ce qui a le don d’agacer Anne.

Les hommes, ces benêts

Un troisième personnage fait son apparition au milieu de ces drôles de dames. On parierait qu’il est le sosie de Mark Zuckerberg. C’est qu’Alex Sharp, nouvelle pousse d’Hollywood, ne s’est pas contenté de copier le look du boss de Facebook. Son profil, dans le film, est celui du patron d’une nouvelle appli qui cartonne…

Dans "Le Coup du siècle" (en anglais, "The Hustle"), les hommes passent pour des benêts finis. Ce qui en exaspérera plus d’un. Et ne tient pas la route, on est d’accord.

Dans le genre "tandem d’arnaqueuses", on avait préféré Sigourney Weaver et Jennifer Love Hewitt aux manettes de "Heartbreakers", en 2001. Face à elles, un Gene Hackman au top de l’art comique. Le summum de l’arnaque au 7e art demeure cependant "The Sting" de George Roy Hill, en 1973, avec Paul Newman et Robert Redford qui régnaient à l’époque sur Hollywood. "Le Coup du siècle" est loin en dessous de ces deux exemples, car une succession de gags ne donne, hélas, pas une comédie réussie. Même en été où les neurones sont censés être en vacances.

Bande-annonce

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