Vos sorties ciné de la semaine

©Agora Films

Du pur Luchini, de la passion avec Juliette Binoche... Voici quelques toiles à se faire en cette semaine de carnaval...

Du pur Luchini

"Le mystère Henri Pick"

  • Note : 2/5

De Rémi Bezançon. Avec Fabrice Luchini, Camille Cottin,…

L’avantage, avec Luchini, c’est qu’il sauve toutes les séquences où il apparaît. Même dans des films beaucoup trop classiques, beaucoup trop sages, voire mous du genou. Ici, on adapte un récent succès littéraire de David Foenkinos, une amusante enquête qui se déroule dans un milieu littéraire qu’il ne se gêne pas pour égratigner. Luchini, présentateur vedette d’un "Apostrophe" 2.0, doit démissionner après avoir publiquement attaqué l’éditrice d’un prétendu chef-d’œuvre aux accents russophiles, mais écrit par un pizzaïolo breton récemment décédé. Le film ne parvient jamais à nous faire vibrer pour ses personnages, certains seconds rôles sont carrément à côté de la plaque, mais malgré tout on suit docilement l’enquête, on se repaît des coups bas qui pleuvent dans le milieu, et… on attend les scènes de Luchini.

Le Mystère Henri Pick

De la passion

"Celle que vous croyez"

  • Note : 5/5

De Safy Nebbou. Avec Juliette Binoche, François Civil, Nicole Garcia, Charles Berling,…

Claire, divorcée, deux fils, est prof de lettres à l’université. Après les cours, elle fréquente un homme 25 ans plus jeune qu’elle. Lorsqu’il la largue sans ménagement, elle se confectionne un profil Facebook de pure jeune fille. Clara attire l’attention d’Alex, et une relation épistolaire – et virtuelle – s’installe. Une relation basée sur un mensonge, mais qu’importe, puisqu’elle fait croire à Claire qu’elle peut encore tout éprouver…

Voici Juliette Binoche au sommet de son art. En femme de 50 ans éperdue d’amour pour un jeune homme, prête à toutes les dissimulations pour avoir droit, elle aussi, à la passion, elle nous offre un personnage inoubliable de complexité, et d’absolu. Le film commence comme une simple critique de l’époque, où tout est camouflage, virtualité, mise à distance du réel et de la vraie vie. Mais bientôt un écho s’installe: le rapport de l’héroïne avec la médecin (impériale Nicole Garcia), à qui elle confie les méandres de sa psychose…

Safy Nebbou confirme

Le réalisateur Safy Nebbou avait attiré l’attention avec l’excellent "L’autre Dumas" (avec Poelvoorde en nègre d’un Dumas-Depardieu). Il confirme ici avec cette adaptation, qui transcende résolument le roman original, best-seller de Camille Laurens paru chez Gallimard en 2016.

Le réalisateur prend ses distances avec tout ce qui se fait dans le cinéma français actuel, et signe un très grand film, à la fois épure et coup de poing.

Celle que vous croyez

Du féminisme

"On the Basis of Sex"

  • Note : 2/5

De Mimi Leder. Avec Felicity Jones, Armie Hammer,…

Sur plusieurs décennies, voici la lutte de Ruth Ginsburg pour l’égalité (légale) entre les sexes. Tout commence à Harvard dans les années 50, quand le doyen lui demande ce qu’elle fait là. Ruth réplique qu’elle veut épauler son mari, étudiant lui aussi, comme doivent le faire toutes les épouses dévouées du pays. Le ton est donné. Épaulée par le mari en question, Ruth s’intéresse aux inégalités hommes-femmes, jusqu’aux années 70 où un cas se présente à elle: un vieux garçon qui ne peut toucher de prime pour rester à la maison aider sa mère invalide. Car la prime est réservée… aux femmes! Ruth arrivera-t-elle à créer un précédent à l’échelon national, en se servant de ce cas où, pour une fois, c’est un homme qui est lésé? Un très bon sujet, mais un traitement cinématographique peu enlevé, voire académique.

On the basis of sex

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect