Tous les ans, le FIFF vampirise Namur. C'est Cannes sur Meuse!

©rv doc

Si le Festival International du Film Francophone de Namur possède un charme à nul autre pareil, c’est sans doute grâce à son ampleur (plus de 130 projections, 350 invités), comparé à la taille modeste de la ville qui l’accueille

Lorsque des milliers de visiteurs issus du monde entier débarquent, 7 jours durant, dans une ville qui compte 30.000 habitants (intra muros), l’effet est garanti. À chaque coin de rue le 7e Art s’invite, changeant radicalement le paysage, à coups de files compactes derrière leurs barrières Nadar, de chapiteaux où résonne la fête, de lieux emblématiques – comme le théâtre – où le festival s’invite régulièrement pour des séances en grande pompe.

La sage bourgade – où l’on ne croise plus grand monde le reste de l’année une fois que 9 coups ont sonné au beffroi – prend des airs de fête, et partout on ne parle plus que cinéma. Aux terrasses, des producteurs québécois venus défendre un court-métrage d’animation croisent des acteurs burkinabés émus, montés à Namur parce que leur film y sera projeté le soir même en première mondiale. On refait le monde, avec des étudiants des Facultés (à la table voisine), une pharmacienne locale folle de cinéma, et… euh, Nathalie Baye venue présenter son dernier film. Car ici tout est à la fois familial et assez solennel: Namur, aux yeux du reste du monde, n’est pas simplement la ville bourgeoise et agréable qu’elle est pour nous, Belges: elle constitue un haut lieu de cinéma, où l’on accourt de toute la francophonie, et au-delà.

Cette année, en déambulant à l’ombre de la citadelle avant la séance, vous pourriez croiser l’acteur Eric Caravaca (qui vient présenter "Carré 35", son nouveau film comme réalisateur), l’humoriste bruxelloise Nawell Madani (qui va exploser dans "C’est tout pour moi"), le directeur du festival de Cannes Thierry Frémaux (venu présenter son documentaire sur les frères Lumière), Guillaume Gallienne (qui propose en première mondiale son très attendu "Maryline"), ou pourquoi pas Vanessa Paradis – invitée Coup de Cœur il y a deux ans – qui tient le haut de l’affiche dans le nouveau film de Samuel Benchetrit, également présent.

Peut-être même aurez-vous l’occasion de sympathiser avec de sombres inconnus, mais stars de demain: les Namurois se souviennent du jeune garçon en hoodie "discret mais charismatique", venu présenter il y a huit ans, en toute humilité, son premier film ("J’ai tué ma mère"). Un certain… Xavier Dolan.

À Namur, du 29/9 au 6/10: www.fiff.be

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