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"Anne Boleyn" change de perspective

Anne Boleyn interprétée par Jodie Turner-Smith.

Maintes fois racontée, la vie de la deuxième épouse du roi Henri VIII l’est pourtant rarement du point de vue de la principale intéressée. "Anne Boleyn" y remédie.

Un avantage que présentent les séries historiques est le plaisir réconfortant de connaître la fin de l’histoire. "Anne Boleyn" ouvre sa minisérie en se permettant donc le spoiler: "Anne est la femme la plus puissante d’Angleterre. Il lui reste cinq mois à vivre." Toute la virtuosité de la création consiste alors à susciter l’intérêt pour un récit familier, un pari tenu pour les trois épisodes de la production anglaise qui proposent une version dont Henri VIII n’est pas le héros.

Le fait que cette minisérie n’est pas un documentaire semble avoir échappé à certains, provoquant les remous dont les réseaux sociaux ont le secret quant au rôle de la reine (blanche) tenu par l’actrice (noire) Jodie Turner-Smith. Or la fiction a précisément pour objet l’imaginaire, et pour objectif notoire la réflexion: ce choix de casting respecte et met à profit la nature de la fiction.

Bande-annonce "Anne Boleyn"

En revanche, s’il s’avère intéressant en termes de créativité et de représentation, et que Turner-Smith incarne magnifiquement la dignité froide et puissante de la reine, le propos, lui, manque d’épaisseur, ou d’ambition.

Une caractéristique que la série partage d’ailleurs avec une autre sortie de la semaine, la deuxième saison du "Morning Show" (ce vendredi sur Apple TV+) qui, après un premier volet engagé, se résout à une suite plus consensuelle.

Bande-annonce "The Morning Show", Saison 2

Drame

“Anne Boleyn”

Par Lynsey Miller

Avec Jodie Turner-Smith

Réalisé en 2021

Disponible sur Betv à partir du 22 septembre.

Note de L'Echo:

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