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Début myope et mélancolique pour "Kidding"

©doc

Début myope et mélancolique pour "Kidding", dimanche, sur Showtime. Mais formidable retour de Jim Carrey à la télévision, sublimé par Michel Gondry.

Mister Pickles (Jim Carrey) est le présentateur adoré d’un show pour enfants auxquels il sert des leçons de vie colorées, ponctuées de comptines entonnées par un casting de marionnettes. Mais quand les caméras s’éteignent, il redevient Jeff, dont la personnalité ultra-positive-à-tendance-simplette est difficilement discernable de son alter ego télévisuel, à ceci près qu’il a perdu son fils un an auparavant dans un accident de voiture.

Bande-annonce

"Kidding", lancée ce dimanche sur Showtime, est avant tout l’histoire d’un deuil qui ne sait pas comment se vivre: pris entre une tragédie dévorante et une profonde bienveillance qui le pousse à prendre soin des autres avant lui-même, Jeff est au bord de la crise de nerfs. Si ce rôle tout en tension n’est pas dénué d’intérêt, "Kidding" semble, à ses débuts, souffrir d’une légère myopie qui l’empêche à la fois de faire le point sur ses intentions, et d’exploiter réellement le casting de première classe qui entoure la mid-life crisis de son héros.

Pour l’heure, les premiers épisodes de cette dramédie nous ballottent entre une ambiance nihilo-dépressive, et quelques instants de grâce, souvent portés par la prestation étourdissante de Carrey, sublimée par Michel Gondry à la réalisation. Quatorze ans après leur alliance sur le film "Eternal Sunshine of the Spotless Mind", qui avait engendré l’un des bijoux de la carrière de l’un et de l’autre, modérer nos attentes n’est pas une option.

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