"Invisible" tient ses promesses

"Invisible" ©Kwassa Films

Si la nouvelle série belge souffre des traditionnels travers des séries francophones, "Invisible" propose un récit intriguant et une réflexion actuelle.

Dimanche soir, la Une lançait "Invisible", entre intrigue fantastique et drame familial, dans laquelle un village belge est frappé d’une vague de disparitions plutôt littérale: pour des raisons inconnues, certains de ses habitants deviennent progressivement invisibles.

Invisible (RTBF)

♥ ♥ ♥

Créée par Marie Enthoven (Belgique|2020)

Disponible sur Auvio

Retrouvez toutes nos chroniques dans notre dossier L'Echo des séries

Entre l’ambiance lente et froide du "scandi noir", le jeu précis et l’esthétique crue du thriller britannique, l’image lisse et le rythme soutenu du drame américain, la Belgian touch existe elle aussi. "Invisible" a eu la bonne idée de ne pas nous resservir les plans larges ardennais ni l’intrigue de polar qui ont soutenu "La Trêve", mais partage toutefois quelques traits avec ses sœurs du Fonds Séries: une atmosphère terre-à-terre, une intrigue élaborée et des trames de récit qui se nouent à mesure que progresse l’histoire.

La série tient donc globalement ses promesses et les conforte grâce à l’interprétation de Myriem Akheddiou dans le rôle principal. En revanche, elle tire quelques casseroles elles aussi bien de chez nous, notamment une tendance crispante à la sur-explication (à l’image comme dans les dialogues très écrits) qui alourdit le rythme et demande de s’accrocher avant que l’intrigue ne décolle. Un format plus compact aurait ainsi servi l’histoire qui, du reste, propose une réflexion séduisante, traitant l’invisibilité comme une épidémie incurable.

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