"Snowpiercer" ajuste le fond mais pas la forme

La nouvelle série Netflix "Snowpiercer" est basée sur la bande dessinée française "Extinctions", préquel de "Transperceneige". ©Netflix

Adapté du film de Bong Joon-ho, lui-même inspiré d’une bande dessinée française, "Snowpiercer" se perd dans son nouveau format sériel

Après la BD et le film, la nouvelle épopée de science-fiction proposée par Netflix nous embarque à son tour dans le Snowpiercer, ce train de 1001 wagons transportant les survivant.es de l’humanité après que la planète ait été recouverte de glace. Organisé suivant un système hiérarchique clair, le train est segmenté en classes, des plus pauvres occupant les dernières voitures aux plus indécemment riches à mesure que l’on progresse vers l’avant de l’engin. Lorsqu’un corps est retrouvé démembré, Andre Layton (Daveed Diggs), un ex-flic vivant en queue du train, est mystérieusement appelé pour diriger l’enquête. 

Avec un univers aussi étrange qu’un train en mouvement perpétuel, "Snowpiercer" requiert de son public un effort d’acceptation de l’inexplicable, ou à tout le moins de l’inexpliqué (des arbres poussant à même le sol du train, par exemple). Sur un mode dichotomique assez simpliste, la lutte des classes mène l’intrigue et prend le temps dont a manqué le film pour se dévoiler. En revanche, la temporalité longue qu’offre la série exige aussi des soupapes, quasi inexistantes dans ce huis clos parfois gore. Pour la nuance donc, il faudra se contenter des quelques plans visuellement intéressants de l’extérieur du train et des mimiques délicieusement exaspérées du personnage d’Alison Wright.

Bande-annonce de la nouvelle série Netflix "Snowpiercer"

Science-fiction
Snowpiercer (Netflix)

♥ ♥ ♥

Créée par Josh Friedman et Graeme Manson (2020 | USA)

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