"The Serpent", l’intensité sans effroi

Tahar Rahim dans "The Serpent" ©BBC/© Mammoth Screen

BBC One et Netflix s’allient pour nous proposer une énième histoire de serial killer, à l’élégance flamboyante, mais au propos insuffisant.

Basée sur l’histoire vraie du tueur en série Charles Sobhraj, "The Serpent" nous raconte comment ce prétendu négociant en pierres précieuses a enchaîné les meurtres de jeunes touristes occidentaux sur le Hippie Trail asiatique des années 1970. Aidé dans ses crimes par sa petite-amie Marie-Andrée Leclerc, le Français est découvert presque par hasard par un jeune diplomate à l’ambassade des Pays-Bas de Bangkok, qui dépense alors toute son énergie pour traduire l’insaisissable meurtrier en justice.

Alors que la ligne du temps sautille inutilement d’avant en arrière, le rythme du récit est d’une lenteur froide, qui confine parfois à l’ennui.

Thriller de la BBC dont les droits à l’international ont été rachetés par Netflix, "The Serpent" déplie son histoire en 8 épisodes de 60 minutes, à l’esthétique glamour et nostalgique. La série excelle en effet à nous transmettre une ambiance, à poser l’atmosphère à la fois festive du Bangkok hippie vu par les Occidentaux, et glaciale dans le regard de Sobhraj (Tahar Rahim) et sa compagne (Jenna Coleman, qu’on essaye absurdement de faire passer pour francophone).

Bande-annonce "The Serpent"

Mais les efforts que "The Serpent" déploie dans son style semblent bien plus laborieux en ce qui concerne l’écriture, qui n’est pas à la hauteur. Alors que la ligne du temps sautille inutilement d’avant en arrière, le rythme du récit est d’une lenteur froide, qui confine parfois à l’ennui, comme si "The Serpent" n’avait rien d’autre à dire que ce qu’elle montre.

Thriller

"The Serpent" (BBC One/Netflix)

Créée par Richard Warlow et Toby Finlay.

Sur Netflix dès le 2 avril.

Note de L'Echo: 3/5

Retrouvez toutes nos chroniques dans notre dossier L'Echo des séries.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés