À Mons l’art habite la ville

L’œuvre du collectif Hell’O transforme une façade de parking en un véritable polyptyque urbain. ©Oswald Tlr

Mons continue sur sa dynamique, lancée en 2015, d’intégrer l’art dans le tissu urbain.

Après celles de Arne Quinze, MOMO, Blancbec, David Mesguish, Oli-B, etc., ce n’est pas moins de 17 nouvelles fresques monumentales permanentes qui viennent compléter les nombreuses œuvres déjà existantes dans l’intra et l’extra muros montois. Ville à taille humaine, Mons se prête bien à ce type d’exercice d’intégrer de l’art contemporain dans son patrimoine.

"Il y a ici une véritable volonté de connivence entre l’art ancien, le patrimoine et les propositions contemporaines", comme l’explique Baptiste Fiore, le coordinateur artistique du projet. Il ne s’agit donc pas de cartes blanches mais de véritables commandes publiques de la ville.

Il en résulte des œuvres uniques, aux esthétiques très diverses, qui racontent Mons à travers le prisme d’artistes aux styles très différents les uns des autres.

Un lien avec l’histoire

Cette nouvelle série s’articule autour de concepts par quartier. Dans la jonction gare-centre, le mythe de Saint Georges et le dragon, si cher à la cité du Doudou, est revisité par les muralistes belges et étrangers tels que Dulk, Honet, 10eme Arte

"Il y a à Mons une véritable volonté de connivence entre l’art ancien, le patrimoine et les propositions contemporaines."
Baptiste Fiore
Coordinateur artistique du projet d'art urbain à Mons

Le quartier de la Halle accueille le thème plus universel du Temps. Ici se concentrent 3 fresques qui, très certainement, vont changer l’identité du quartier. Entre autres, grâce à l’œuvre impressionnante du collectif Hell’O qui, par un jeu de 16 carrés, transforme une façade de parking en un véritable polyptyque urbain.

Août et septembre voient l’arrivée de la fresque de l’artiste grec Leonidas Giannakopoulos, en lien direct avec l’utopie des créateurs du Mundaneum, situé à proximité, ou encore celle de l’artiste sud-américaine Poni au cœur de la rue piétonne.

En off, le BAM (Musée des Beaux-Arts de Mons) participe à cette dynamique en prolongeant vers l’extérieur les cimaises du musée dédiées actuellement à l’exposition l’École de Mons. C’est côté rue, sur la façade monumentale en verre, que Pierre Liebaert, Mathieu Flasse, le collectif VOID et Rodrigue Delattre proposent 4 grandes images fortes, reliées entre elles par la subtile intervention graphique de Raphaël Decoster.

Cette démarche de rapprocher l’art du quotidien des citoyens, est loin d’être unique: Liège, Charleroi, Namur, Hasselt, nombreuses sont les villes qui s’inscrivent dans cette tendance née il y a quelques années de dynamisation économique et touristique des centres urbains.

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