Benchamma, l’encré

Le Français Abdelkader Benchamma s’élève de la feuille au mur, de la terre au ciel.

Ancré, enraciné, Abdelkader Benchamma l’est dans ses visions. Ses gestes d’encre sont des projections, au sens matériel et mental, des tests de Rorschach où chacun voit ce qu’il veut.

À partir d’images trouvées, ses encres débordent dans une forêt panthéiste, spinozienne, où l’on peut lire des mots arabes ("le souffle") inscrits dans ces branchages d’encre, ces arbres mentaux, ces roches coupées qui s’agrègent, se désagrègent, s’absentent.

"Une multitude d’images me traversent et m’habitent, je les dispose, je les transcris en tableaux."
Abdelkader Benchamma

Son ample et puissant "Engramme" (le premier support de la mémoire) présente une résonance de nos paysages mentaux. "Une multitude d’images me traversent et m’habitent, je les dispose, je les transcris en tableaux." Il procède par inserts, images enchâssées qui interrompent le flux de l’encre: vignette d’un traité d’alchimie, d’une éclipse ou d’un parhélie, ce phénomène de photométéore qui, par un effet de halo, laisse entrevoir deux soleils dans le ciel.

Les feuilles d’encre de Benchamma sont des phénomènes célestes à notre image, les pieds sur terre et la tête dans le ciel.

Expo

Abdelkader Benchamma, "Signes"

♥ ♥ ♥ ♥

Galerie Templon, Rue Veydt 13A, Bruxelles,

du 3 septembre au 24 octobre 2020.

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