L'Amérique surréelle de Miles Hyman s'expose à Ixelles

©MILES HYMAN

Jusqu’au 24 août, le plasticien américain Miles Hyman expose dessins, peintures et planches de BD à la galerie Huberty & Breyne, à Ixelles. Une narration puissante dans une Amérique fantasmée.

Miles Hyman, peintre et illustrateur originaire des États-Unis, s’expose dans le quartier du Châtelain, à Bruxelles, à la galerie Huberty & Breyne, spécialisée dans les planches originales de bande dessinée. Dans cet accrochage, on retrouve toute la palette de l’artiste – l’illustration, la peinture et le dessin. Des moyens d’expression et des œuvres qui ont comme point commun une forme d’hyperréalisme qui insiste (souvent) sur une Amérique comme on peut la fantasmer depuis Hopper et peut-être même depuis Kerouac.

Galeries

"Miles Hyman, œuvres récentes"

Note : 4/5

Pourtant, l’artiste parle d’un "surréel dans le réalisme". Ses paysages ont beau être fidèles, il y demeure toujours des détails, des postures, des réactions qui pourraient ne pas l’être, qui interrogent. Bien sûr, la série de paysages routiers habités par des animaux anthropomorphes ouvre une porte d’entrée sur l’imaginaire de l’artiste. Mais on retrouve ce "surréalisme" ailleurs également. Dans sa nouvelle série, "Crash", l’artiste combine l’accident de la route et la figure féminine, lasse, dont le détachement mystérieux vis-à-vis de la ferraille endommagée invite le spectateur à tenter de comprendre ou à spéculer sur les situations que le peintre met en scène.

Miles Hyman, qui a notamment travaillé avec David Fincher sur la création d’une bande dessinée tirée du roman de James Ellroy, "Le Dahlia Noir", persévère dans cet univers des villes mythiques que sont New York ou Los Angeles dans les années 50, du moins comme on peut se les figurer. Cet attrait pour le passé ne doit pas être confondu avec de la nostalgie, selon l’artiste, mais constitue son univers par héritage visuel, notamment grâce au cinéma.

Toutes ces œuvres ont comme point commun une forme d’hyperréalisme qui insiste (souvent) sur une Amérique comme on peut la fantasmer.

C’est aussi le cinéma, italien cette fois, qui l’a poussé à visiter Rome pour la dessiner. Miles Hyman en a fait un compte rendu personnel dont on peut voir certaines pièces chez Huberty & Breyne. Des lieux bien connus, avec leurs touristes anonymes, qui trahissent la patte américaine de Hyman mais colorée par cette atmosphère européenne. La ville éternelle s’est imposée et a commandé une autre histoire, livrée à l’imagination du spectateur.

À voir encore du 20 au 24/8, au 33, Place du Châtelain, 1050 Bruxelles: www.hubertybreyne.com

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