L'Echo de Flandre - Sixième Biennale de la Peinture dans la Lys

Xavier De Cock. ©verzameling mudel

L'Echo de Flandre | "À propos des paysages", 6e Biennale de la Peinture, organisée par trois musées de la Lys, confronte les maîtres lumineux de l'École de Laethem-Saint-Martin aux contemporains Francis Alÿs et Wim Delvoye.

Triptyque muséal qui réunit trois musées de la vallée de la Lys – le Dhondt-Dhaenens, celui de Deinze et l’institution dédiée à Roger Raveel –, la Biennale de la Peinture est l’occasion pour ces trois institutions, physiquement et artistiquement proches, de présenter tous les deux ans une thématique commune durant la belle saison. Celle du paysage, sixième du nom, résonnait cette fois comme une évidence pour cette région qui accueillit la fameuse École de Laethem-Saint-Martin, laquelle, dans sa première phase, évoquait celle de Barbizon.

Au musée Dhondt-Dhaenens, le jeune Suisse Nicolas Party est confronté à Magritte dont les forêts rappellent le surréalisme.

Le premier à développer cette veine dans cette campagne bucolique de Flandre orientale fut Xavier De Cock, omniprésent au musée de Deinze, qui côtoya d’ailleurs les membres du groupe de peintres français, et dont la peinture traduit cette influence. Constant Permeke, qui fit partie du deuxième groupe de l’École de Laethem, est bien sûr présent, notamment au musée Dhondt-Dhaenens: "Gouden Oogst", par exemple, montre, en 1935, un paysage irisé de soleil. Ses paysages semblent vibrer, posséder une âme, même si paradoxalement la figure humaine y est souvent absente ou fantomatique.

L’empire de la lumière

Toujours au Dhondt-Dhaenens, le jeune Suisse Nicolas Party, récemment confronté à Magritte au musée du même nom, dont les forêts vides et pourtant "habitées" rappellent l’œuvre surréaliste du génie hennuyer. Notamment son "Sunset" qui évoque "L’Empire des lumières" par son étrangeté.

Parmi les 56 artistes exposés au cours de cette biennale (issus des collections, de prêts publics et privés), figurent également des artistes contemporains confirmés: notamment Francis Alÿs avec deux paysages urbains de Mexico entre pop art et naïf; Wim Delvoye, toujours au musée de Deinze, crée huit grandes cartes imaginaires sous forme de tableaux au nom improbable et dont certains contours prennent la forme d’une chaussure, d’une scie ou d’un marteau.

Emile Claus. ©-

Plus ancien, Émile Claus et son luminisme délicat ("Le parc d’Ooidonk") se voient confrontés à l’œuvre mouvante, abstraite et colorée sur une thématique semblable de la jeune artiste flamande Greet Van Autgaerden: une découverte. D’Ensor à Hokusai, des paysages colorés du début de Raveel au style charbonneux et abstrait de Jean-Marie Bytebier, de l’art produit sur les bords de la Lys aux œuvres aborigènes, la Biennale de la Peinture offre un panorama confrontant d’un genre universel et intemporel.

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