La collection Belfius plonge dans l'univers de la mode

La styliste Doriane Van Overeem s’est inspirée de la fibre punk du sculpteur Thomas Lerooy. ©rv

Le temps d’une exposition, arts plastiques et stylisme se côtoient, se mélangent et se subliment mutuellement.

Il y a un an, était inaugurée la Belfius Art Gallery au 32e étage de la Tour du même nom, place Rogier à Bruxelles. Depuis, le "plus haut musée du pays" a attiré quelque 10.000 visiteurs – à raison de seulement deux jours par mois – désireux de découvrir ou redécouvrir une partie des 4.300 pièces qui composent la collection du bancassureur. Belfius ouvre à nouveau les portes de sa galerie au public, à partir de ce samedi 22 octobre, pour une exposition intitulée "Recollection - Art & Fashion".

Afin de mettre en lumière des pièces moins connues de la collection mais aussi de donner de la place à des artistes issus du secteur textile, Belfius a décidé de mélanger arts plastiques et le stylisme. Souhaitant souligner la démarche artistique de toute création, l’exposition propose un parcours où des œuvres de grands noms de l’art belge du XVIe au XXIe siècle côtoient des créations de stylistes belges reconnus provenant de la collection du ModeMuseum d’Anvers et des collections privées des créateurs.

Six jeunes créateurs de la nouvelle vague issus de La Cambre ou de l’Académie d’Anvers ont également été invités à s’inspirer d’œuvres de la collection pour créer une silhouette spécialement pour l’occasion. Au terme de l’exposition, ces créations seront mises en vente au profit de l’action de mécénat de la banque.

La scénographie brouille en perma-nence les frontières entre arts plastiques et stylisme.

"La mariée" d’Antoine Mortier ouvre le bal, mise en relation avec une silhouette que Jean-Paul Lespagnard a créée en collaboration avec le Créahm – dont l’objectif est de déployer des formes d’art produites par des personnes handicapées mentales – avec des dessins de Michel Petiniot. La scénographie, qui utilise notamment des tissages réalisés pour l’occasion par le studio KRJST, brouille en permanence les frontières entre arts plastiques et stylisme, et même entre peinture et sculpture.

Dans un jardin de laine, une pierre de méditation de Jan Dries voisine, un lieu d’hiver au temps figé de Spillaert et une robe d’Ann Demeulemeester. Des surréalistes croisent le regard d’André Delvaux aux abords de deux silhouettes dans lesquelles Dirk Van Saene joue au trompe-l’œil. Deux peintures signées Walter Van Beirendonck, appartenant à la collection, font face à une de ces créations. Pierre-Antoine Vettorello souligne le côté animiste, totémique, d’une œuvre de Jan Fabre tandis que Kim Stumpf met son travail sur la laine et la maille en lien avec les zébrures et torsures de Christian Dotremont. Dans la dernière salle, la surprise vient d’une création de Véronique Branquinho (de la collection hiver 2016), que l’on retrouve – à quatre siècles d’écart – dans deux toiles de Pieter Pourbus.

Jusqu’au 23 avril 2017 à la Belfius Art Gallery, inscription préalable obligatoire via www.belfius-art-collection.be.

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