Surprenante exposition au Cinquantenaire

Giovanni Battista Tiepolo, Hunter on Horseback expo De Tiépolo à Richter ©doc

Les principales fondations européennes actives dans la sauvegarde du patrimoine culturel présentent à Bruxelles quelques éléments majeurs de leurs collections dans le cadre de l’exposition ‘De Tiepolo à Richter, l’Europe en dialogue’. Mais aussi pas mal d'oeuvres mineures...

"De Tiepolo à Richter, l’Europe en dialogue" est une surprenante exposition, présentée au Cinquantenaire et qui accueille, à l’occasion de l’Année européenne du patrimoine culturel, des œuvres issues de 12 fondations européennes, réunies à l’initiative de la fondation Roi Baudouin.

"De Tiepolo à Richter", jusqu’au 30/9 au musée du Cinquantenaire, à Bruxelles. → Le site

L’institution belge sort de ses réserves des chefs-d’œuvre signés entre autres Klimt, Ensor, Jordaens, Mortier ou Dotremont. Mais cet ensemble de toiles, sculptures et objets précieux est constitué de pièces parfois peu intéressantes. De surcroît, elles sont présentées dans un ordre à peine chronologique, assemblées dans un dédale qui confine à l’entassement et desservies par un éclairage pas toujours optimal.

Il y a bien, prêté par la fondation Olbricht de Berlin, une tapisserie abstraite signée Gerhard Richter, un buste de Van Gogh par Rodin, prêt de la Fundaçao Gulbenkian de Lisbonne, ou deux magnifiques portraits en pied de chasseurs par Tiepolo issus de la Fondazione Cariplo de Milan. Mais pour un Dürer ("Le chevalier, la mort et le diable"), combien de toiles mineures? Celle de l’académique Petrus van Schendel, par exemple, décrivant James Watt, l’inventeur de la machine à vapeur, ou deux crépuscules anecdotiques dépeints par l’Anglais Ramsay Richard Reinagle au début du XIXe siècle.

Quelques belles découvertes tout de même, comme la vue lumineuse du Tibre et du château Saint-Ange, signée Gaspard van Wittel vers 1700, ou la toile de Pekka Halonen, peintre finlandais du silence, dépeignant un paysage sous la neige au début du siècle dernier.

Mais quel rapport entre la caisse enregistreuse futuriste de Souza-Cardoso et le naturalisme du paysage hivernal dépeint par Akseli Gallen-Kallela? Près de 70 œuvres pour une exposition prônant un dialogue… qui reste inaudible.

Ernst Ludwig Kirchner, Straßenszene ©© Achim KuKulies Dusseldorf

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