Une expo sur la censure dans la bande dessinée à Bozar

"Mille sabords et castrats". ©Kim Duchateau

"Mille sabords et castrats", la nouvelle expo didactique consacrée à la censure dans la bande dessinée, est à voir jusqu'au 16 mai au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles.

Dans un contexte où l'on parle de plus en plus de "cancel culture", Bozar présente "Mille sabords et castrats", une exposition didactique sur la censure dans la bande dessinée autour de sept thèmes différents: la violence, la drogue (et autres dépendances), le racisme, le langage, le sexe, l’histoire et les vaches sacrées (comme les membres de la famille royale).

L’exposition, créée dans le cadre du "Difference Day" – la Journée de la liberté de presse du 3 mai prochain –, reprend le titre d’un livre de l’auteur flamand Jan Smet qui illustre par de nombreux exemples "comment la censure a régné sur la bande dessinée et comment elle a influencé l’esprit du temps".

"Cette exposition veut uniquement apporter une contribution à un débat délicat, toujours actuel."
Expo "Mille sabords et castrats"

De Lucky Luke qui a dû abandonner la cigarette à Urbanus qui prévient les enfants des méfaits de l'alcool, en passant par les héros de comics américains qui décapitent leur adversaire avec un sabre invisible, la plupart des exemples présentés sont aussi drôles qu'absurdes.

Le Lucky Luke de Morris, fumant à l'époque encore la cigarette. ©Morris-Dupuis

Moins drôle et plus délicate s'avère bien sûr la question de la représentation caricaturale de personnes de couleur dans les grands classiques de la bande dessinée. Faut-il aujourd'hui les censurer? Les adapter? Les recontextualiser?

La réponse à ces questions reste ouverte, puisque, comme annoncé d'entrée de jeu, cette exposition n'a pas l'intention de prendre position. "Elle veut uniquement apporter une contribution à un débat délicat, toujours actuel."

Nouvelle couverture du quatrième tome de "Lucky Luke", sur laquelle la cigarette a été remplacée par un épi de blé. ©Morris-Dupuis

"Mille sabords et castrats", Bozar, Bruxelles, jusqu’au 16 mai.
Commissaire: Kurt Morissens.
Plus d’infos sur bozar.be

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