Les bons plans gourmets du web

©Nathalie Warny

Qui dit fête, dit repas. Mais pas envie de passer l’après-midi aux fourneaux? Les solutions existent.

Les fêtes de fin d’année sont traditionnellement synonymes de martyr pour la balance. Les repas festifs se succèdent à un rythme parfois effréné. Et tout le monde n’est pas nécessairement cordon bleu. Vous avez néanmoins décidé de recevoir vos amis ou la famille. Or vous n’avez pas envie de passer l’après-midi aux fourneaux, avec les risques que cela représente en termes de qualité… Pour éviter le poulet, les chips, la compote ou la traditionnelle pierrade/raclette, des solutions existent, avec des degrés d’implication variables.

Comment respecter les traditions culinaires en conciliant exigence de qualité, moindre effort et faible coût?

Je cuisine moi-même

La tendance des box repas tout compris livrés à la maison ne se limite pas aux dîners du quotidien. Certains fournisseurs proposent aussi la livraison d’un menu de fêtes.

C’est notamment le cas de Smartmat qui propose des produits bio (dans la mesure du possible) locaux et de saison, dans une version classique et une version végétarienne, pour 4 ou 6 personnes.

En fonction du choix de menu et du nombre de personnes, les tarifs vont de 99 euros (pour le menu classique 4 personnes, soit 24,75 euros par personne) à 109 euros (pour le menu végétarien 6 personnes, soit 18,16 euros par personne).

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Ceux qui le souhaitent peuvent également commander des apéritifs et des vins sélectionnés par Smartmat et appropriés au menu, moyennant un supplément de 39 euros.

Son concurrent Hello Fresh propose également des menus spéciaux fêtes (à commander le lundi 19 décembre au plus tard) à partir de 14,83 euros par personne. Les clients ont le choix entre la Christmas Box Original, Deluxe ou Veggie et/ou la Gourmet Box.

 

Mon voisin cuisine pour moi

Les chefs de Menu Next Door vont à nouveau mettre le paquet, cette année, pour vous concocter de délicieux menus pour les fêtes. Le menu trois services "Michelangelo" du 31 décembre de David Lacour, un chef de Saint-Gilles, peut déjà être commandé au prix de 28 euros par personne.

Celui-ci comprend, entre autres, de la caille et du foie gras en entrée et un émincé de filet de marcassin en plat.

Pour les végétariens, Agnès va bientôt proposer son menu "Sans foie, ni l’oie" qui se compose d’un assortiment de mets crus. Celui-ci n’est pas encore disponible sur le site de Menu Next Door, mais ça ne saurait tarder. "Les annonces de plusieurs chefs pour les fêtes vont apparaître sur notre site au fil des jours", indique Nicolas Van Rymenant, le fondateur du site. "Pour un menu trois services, les prix oscilleront entre 20 et 35 euros."

Un chef cuisine chez moi

Si vous comptiez réserver un chef pour les fêtes via la plateforme oh-chef.be, c’est malheureusement déjà trop tard. "Plusieurs de nos chefs ont proposé des menus spécifiques fêtes, explique Xavier Jeunejean, son porte-parole. Cependant, à un mois des fêtes, nos chefs n’ont déjà plus de disponibilité pour ces dates fort demandées." Pour l’année prochaine, Xavier Jeunejean recommande de s’y prendre à partir de la seconde quinzaine de septembre, pour avoir le choix. Vous voilà prévenu.

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Ce n’est pas pour ça qu’il ne reste plus de chefs ailleurs, prêts à vous cuisiner un délicieux menu en cette fin d’année. Surfez notamment sur labelleassiette.be et si, malheureusement, là aussi aucun chef ne semble être disponible dans votre région aux dates demandées, le site s’engage à contacter d’autres chefs pour vous via son service de conciergerie et à vous envoyer plusieurs propositions de prestations personnalisées.

Enfin, tapez "cuisinier à domicile" dans votre moteur de recherche et vous découvrirez les sites de toute une série de chefs prêts à cuisiner pour vous et chez vous pour les fêtes. Dépêchez-vous, il n’y en aura décidément pas pour tout le monde!

Des vins belges au menu, et pourquoi pas?

Sa production a été multipliée par cinq en dix ans (et en superficie par trois, soit 221 ha). L’an dernier, ce n’est pas moins d’un million de litres qui sont sortis des chais wallons, bruxellois et flamands.

Le produit vedette de notre viticulture? Les mousseux, qui représentent 46% de la production totale des vins nationaux. Avec 103 viticulteurs identifiés, nous sommes évidemment loin de nos grands voisins du sud…

Voici quelques bons domaines à mettre en évidence. Le blanc du Domaine de Mellemont à Thorembais les Béguines en Brabant wallon, le Domaine Entre Deux Monts situé aux frontières sud de Flandre occidentale et du nord de la France (notamment son blanc qui associe pinot gris et pinot auxerrois), le "Terre Charlot" (un blanc du Château de Bioul, en Vallée de Meuse), le pinot noir du petit vignoble de La Mazelle (à Beaumont, 1 ha) et aussi le blanc du Domaine du Ry d’Argent, à Bovesse.

Tous ces vins (à l’exception du Ry d’Argent, chez Delhaize) sont disponibles dans les deux supermarchés "D’Ici" (Naninne et Hannut).

 

Faire la fête à la bière

Traditionnel compagnon des repas de fête, le vin a-t-il l’exclusivité du verre devant l’assiette? En Belgique, où nous revendiquons la culture de la bière, les associations mets-bières peuvent très bien remplacer le raisin fermenté… C’est Gambrinus qui prend alors la place de Bacchus!

Prenons un exemple d’un repas de réveillon classique et associons-le à nos bières nationales.

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En entrée, du saumon fumé. Avec lui, une bière de type "blanche" peut très bien convenir. Par exemple, la Blanche de Namur de la brasserie du bocq ou la Blanche du Hainaut bio de la brasserie Dupont. À servir bien fraîche (6-8 °C).

Avec la dinde (ou autre volaille rôtie), une triple de caractère comme la trappiste de Chimay "Cinq Cents", douce et subtilement houblonnée. Une bière d’abbaye? Par exemple, celle de l’abbaye d’Averbode brassée par la brasserie Huyghe en Flandre orientale. Produite avec quatre houblons différents, elle se montre dorée, fraîche, avec un arrière-goût légèrement amer. Température de service de ces bières? 8-10°C.

Avec le fromage (comme notre odorant Herve), la Lupulus Organicus (bio) de la brasserie Les 3 Fourquets (Bovigny). Son amertume va entrer dans un intéressant conflit buccal avec la puissance du fromage (servie à 10 °C).

Enfin, le dessert. Une bûche aux fruits rouges, par exemple. Avec elle, la fruitée, aigre-douce et légèrement boisée Rodenbach (servie à 8 °C). La revanche du vin dans ces suggestions houblonnées? Le verre qui, lui, devra faire référence à la boisson de Bacchus…

Toutes ces bières sont à la vente en grande distribution. Exclusivités? Abbaye d’Averbode (Delhaize) et Lupulus Organicus (Cora).

Des bulles pour l'apéritif, le champagne "brut nature"

Pas de fête sans bulles! Oui, mais lesquelles? C'est que la famille des effervescents "méthode traditionnelle" (refermentation en bouteille) est vaste. Il y a bien sûr l'incontournable champagne. La tendance? Le "brut nature". Il s'agit de champagnes absents de "dosage" après leur dégorgement. Ils sont totalement "bruts", moins de 3 grammes de sucre par litre (pour maximum 12 grammes dans un champagne "brut"). Quelques marques de référence dans cette catégorie très appréciée par les puristes du vin blond champenois: L.Roederer (importé par le caviste De Coninck), Drappier et Laurent-Perrier (nombreux cavistes) et aussi des champagnes de vignerons, Tarlant et Laherte (chez Rob).

 

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