Léopold, ce bonnet de curé du "Royaume de Belgique"

©Alexia Mangelinckx

Léopold se décline: outre le cuberdon, en guimauve, sirop et bientôt en pâte à tartiner.

Fondée par Sophie et Jerôme Stéfansky, la marque de cuberdons Léopold a été reprise, voici quelques années, par Anne et David Decroix. Rien ne les prédestinait à se lancer dans le commerce du cuberdon… Elle est avocate et lui diplômé de Solvay (ingénieur en gestion). Sinon l’amour du sucré, peut-être. Le couple avait créé un atelier de production de crème glacée à Enghien, avant de racheter Léopold avec l’intention de développer cette marque.

©Alexia Mangelinckx

Le cuberdon? L’histoire de ce petit cône violet tient davantage de la légende que de faits historiques prouvés. On raconte qu’il fut imaginé au XIXe siècle par un membre du clergé, un Flamand habitant dans la région brugeoise. D’où son surnom de "bonnet de curé". Mais dans la langue de Vondel, "kuper" signifie cône. Or, curieusement, dans le nord du pays, on l’appelle "neuzeke".

David Decroix veut défendre la qualité de son cuberdon. "Il est devenu un produit de masse, on en vend partout. Avec trop souvent de bien piètres qualités. Léopold est fabriqué avec des produits 100% naturels. La gomme arabique provient d’Afrique saharienne. C’est la sève d’un arbre de la famille de l’acacia. Les arômes de framboise sont naturels tout comme les colorants et le sucre est d’origine bio", explique le jeune entrepreneur. Pour sa fabrication, on dépose tout d’abord dans le moule une couche de poudre d’amidon avant d’y ajouter sa garniture. Le séchage dure une semaine, afin que la croûte durcisse et conserve le cœur bien moelleux. Pour sa commercialisation, Anne et David Decroix ne souhaitent pas l’introduire en grande distribution. Le cuberdon Léopold (et aussi ses déclinaisons en guimauve et en sirop) est vendu dans des lieux très ciblés. On peut ainsi l’acheter chez Rob et dans les Déli Traiteur, chez certains libraires, cavistes, concept stores et même fleuristes. Et aussi le trouver dans le chariot de desserts d’un restaurant doublement étoilé, "Bon Bon" à Bruxelles.

©@L&M studio

À l’étranger? "Le cuberdon n’est pas connu en dehors de la Belgique", reconnaît David Decroix qui a néanmoins participé à la mission économique au Japon et aussi celle dans les pays du Golfe avec la Princesse Astrid. À la côte, il est bien distribué, surtout à Knokke où l’on peut parfois croiser une Range Rover aux couleurs du cuberdon Léopold et même une cabine de plage découverte par hasard…

En septembre, une nouvelle déclinaison verra le jour: il s’agira d’une pâte à tartiner. Et en décembre, mois important pour la commercialisation de la célèbre friandise (tout comme pour le chocolat), des coffrets festifs seront proposés. Faisant toujours référence au "Royaume de Belgique" (mention spécifiée sur l’emballage), un coffret de 21 petits cônes est aujourd’hui proposé. Vingt-et-un? Un clin d’œil évident au jour de notre fête nationale…

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