chronique

Les restaurants rāmen se multiplient à Bruxelles

Les enseignes de restauration japonaise, avec leurs "sushis", se multiplient en Europe. L’addition y est souvent généreuse… Or la restauration nipponne rejoint l’esprit "food street", où la note est plus "light". À Bruxelles, ces restos de "rāmen" sont devenus "tendance".

Ces pâtes cuites dans un bouillon (de viande, de poisson) où l’on ajoute des ingrédients incontournables de la cuisine japonaise (miso, soja), seraient d’origine chinoise. Elles semblent avoir été importées du Japon au début du XXe siècle par des émigrés qui firent de ces rāmen, une sphère gourmande devenue très populaire dans les années quarante. Aujourd’hui, ce type de spécialité culinaire est devenu un véritable phénomène au pays du Soleil levant, avec ses magazines dédiés et même son musée. On y mange pour pas cher en faisant de gros "slurp", ceux-ci étant très bien vus et même plus que recommandés! Il existe même, depuis cette année, un restaurant servant cette spécialité, gratifié d’une étoile au guide Michelin. C’est le "Tsuta" de Tokyo. Une première mondiale. À Bruxelles, des restaurants de rāmen se sont ouverts, ces dernières années, surtout concentrés à Bruxelles-Ville et à Ixelles.

Une alternative à nos sandwiches et "fast-food" classiques

©Fred Raevens

Hugues Polart est arrivé en 1994 dans un des meilleurs restaurants japonais de la ville, "Le Samouraï". Il y travaille en salle et, en 2005, il reprend l’affaire avec le chef-cuisinier. Voici quelques années, il songe à ouvrir un restaurant spécialisé dans ces fameux bouillons. Voici un an et demi, une opportunité s’offre à lui. Au coin de la galerie où se trouve son restaurant, se libère un emplacement. L’occasion est trop belle: il y ouvre une enseigne de restauration rapide à un coût démocratique, autour donc de ces fameux rāmen. "Ce qui change de notre restauration rapide au quotidien en Belgique, qui se limite trop souvent au sandwich ou aux établissements de fast-food classique. Ici, l’idée était de proposer une alternative de qualité et peu onéreuse. On y mange pour une moyenne de prix située autour de 12 euros pour un plat et le menu deux services est tarifé 16,50 euros", explique Hugues Polart. "Tous les plats sont produits par nous-mêmes. Les bouillons sont cuisinés au quotidien", précise-t-il. L’engouement immédiat pour cette nouvelle forme de restauration rapide l’étonne. La clientèle? Elle est celle de bureau, sur le temps de midi, familiale aussi, et encore celle de son établissement amiral, "Le Samouraï" voisin.

On y mange pour pas cher en faisant de gros "slurp", ceux-ci étant très bien vus et même plus que recommandés!

Mais notre homme voit plus loin. Et il ouvre un deuxième "rāmen" dans le haut de la ville, à l’avenue de la Toison d’Or. L’accueil y est également positif.

©Fred Raevens

Et pourquoi pas un troisième? Ce sera à Waterloo, dans le Brabant wallon. Et un quatrième va bientôt ouvrir dans le quartier européen. L’idée est donc de créer une petite chaîne de restaurants autour de cette spécialité, devenue japonaise par l’histoire.

La franchise? Elle n’est pas encore prévue. Par contre, une cuisine centralisée pour les restaurants est en projet. Il faudra maintenant conserver la même qualité pour garder l’idée du "fast mais good".

Les Samouraï rāmen: rue du Fossé aux Loups, 28b – rue capitaine Crespel (Toison d’Or), 1 – chaussée de Bruxelles, 58 à Waterloo.

Et aussi, à Bruxelles-Ville et Ixelles: Yamato, Umamido, Izkia-Ya, Kokuban, Makisu, Menna

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