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Joachim Lafosse, Slift, Érik Truffaz, Patrick Dupuis... nos rencontres du week-end!

En septembre, Joachim Lafosse présentait "Un Silence" au festival de San Sebastian. ©WireImage

Actualité à nouveau très riche ce week-end, avec nos grands entretiens, mais aussi nos analyses de phénomènes culturels: le jeu "Prince of Persia", les "awards" des séries télé, Kim Kardashian sur Arte ou les grandes expos du trimestre. Les incontournables de L'Echo!

On débute cette fournée d’interviews par l’excellent réalisateur belge Joachim Lafosse, qui a réussi à cumuler le talent d’Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil pour revenir sur "l’affaire Hissel". Comment est-il possible que l’avocat des familles de Julie et Mélissa, victimes de Marc Dutroux, ait lui-même été addict aux images pédopornographiques? C’est à cette question abyssale que répond "Un silence", tout en finesse.

"Je tenais à faire un film sobre et pudique. Il est hors de question d’être voyeuriste ou sensationnaliste", explique Joachim Lafosse à Joëlle Lehrer. "Je sais que les images violentes empêchent le spectateur de réfléchir. Or, moi, je veux emmener le spectateur dans les questions que je me pose. Je veux qu’il ait de l’empathie pour cette épouse et mère bouffée par ce si grave silence. Pour moi, ‘Un silence’ n’est pas un film social mais une tragédie grecque."

UN SILENCE réalisé par Joachim Lafosse - Bande-annonce officielle

👉  De la musique avec Avec Slift et Érik Truffaz

La référence aux anciens Grecs est aussi au cœur du nouvel album de Slift, un trio de rock psychédélique toulousain dont on va entendre parler en 2024, d’autant qu’il sera à l’AB le 18 mars pour présenter "Ilion", son nouvel album, sorti, ce vendredi, sur Sub Pop… le label de Nirvana. "Le récit homérique nous permet d’évoquer l’effondrement d’une civilisation et sa reconstruction. En cela, ‘Ilion’ n’est pas un disque pessimiste. Au contraire, il est chargé d’espoir et d’envies de changement", explique Jean Fossat, le guitariste de Slift, à Nicolas Alsteen.

Autre rencontre musicale passionnante et trompettiste mondialement connu, Erik Truffaz. Le jazzman suisse sera au Botanique, le 27 janvier, pour présenter ses albums "Rollin’" et "Clap!", sortis en 2023, et à travers lesquels il revisite
brillamment les musiques de films qui l’ont accompagné.

À commencer par "Ascenseur pour l’échafaud" de Louis Malle qui ne serait pas devenu mythique sans le souffle de Miles Davis. On écoutera avec intérêt les libertés que Truffaz prend avec son modèle…  "Pour qu’une reprise se justifie, il faut trouver un angle d’approche qui soit aussi intéressant que lorsqu’on compose avec son groupe", explique l’artiste à Dominique Simonet.

Erik Truffaz - Ascenseur pour l'échafaud (Réalisation: Sandrine Bonnaire)

👉 Du gaming feel-good, ça existe!

Comme vous le savez, on joue aussi dans L’Echo avec notre chroniqueur Thomas Casavacchia, qui s’est procuré en avance LA sortie de la semaine, "Prince of Persia". Alors que la licence est restée en jachère pendant près de dix ans, Ubisoft la ressort des cartons et en profite pour dépoussiérer le genre du Metroidvania.

Il en ressort un opus lumineux et feel-good (qui tranche avec la tendance sombre des sorties habituelles) et, néanmoins, terriblement pêchu et addictif. "Le système de combat, simplissime au premier abord, dévoile peu à peu ses subtilités et on enchaîne naturellement les combos, sans même y penser", conclut notre joueur invétéré…

"Prince of Persia", un opus lumineux et fell-good. ©Ubisoft

👉 Des «awards» pour les séries, à quoi ça sert?

"La télévision est-elle encore nécessaire à sa propre célébration?", s’interroge pour sa part Barbara Dupont, notre spécialiste "séries" qui revient sur le palmarès des Emmy Awards et des Golden Globes (les séries "Succession" et "The Bear" ont triomphés ce lundi aux Emmy’s).

"Souvent, écrit-elle, les cérémonies de célébration du meilleur des séries TV ont aidé à consigner, à défaut de les anticiper, les grands bouleversements du médium télévisuel. Mais elles ne peuvent aujourd’hui qu’être poussiéreuses tant qu’on les considère comme étalon de la qualité télévisuelle. Elles retrouvent un intérêt si, avec humilité, elles se présentent comme célébrant une infime portion de la richesse et de la diversité de tout ce que sont les séries télévisées contemporaines."

Drama Series: 75th Emmy Awards

Charline Cauchie pour sa part s’intéresse au documentaire que consacrent les journalistes Nesrine Slaoui et Guillaume Erner à… Kim Kardashian. Attention, c’est sur Arte!... qui ne ménage pas ses efforts pour légitimer l’un des phénomènes médiatiques les plus fascinants de ces dix dernières années. Un peu dommage, mais cela ne diminue pas l’intérêt du sujet… Et cela s’intitule donc "Kim Kardashian Theory".

Donald J. Trump reçoit Kim Kardashian dans le Bureau Ovale. Notre époque... ©Photo News

👉 Quelles nouvelles des livres?

On n'en oublie pas la littérature, avec une maison d’édition belge qui ne publie que des nouvelles à raison de cinq par an. Les Éditions Quadrature nous amènent un peu d’enthousiasme alors que l’on a appris avec tristesse la disparition des éditions francophones Onlit. "Il existe bien des éditeurs de nouvelles, mais il y en a très peu qui ne font que cela. Raison pour laquelle nous récoltons des premiers choix", explique Patrick Dupuis à Bernard Roisin.

Une autre lecture qui vous enthousiasmera, c’est celle que vous recommande notre critique Sophie Creuz. Il s’agit de "Ceux qui appartiennent au jour" d’Emma Doude van Troostwijk, aux Éditions de Minuit. Toute jeune encore, l’autrice, née en 1999, n’a rien perdu, elle, de ce qu’elle a appris auprès des siens, à commencer par l’amour. "En français, ils ne tiennent qu’à un fil. En néerlandais, ils appartiennent au jour. Het zijn mensen van de dag."

👉 Un trimestre d’expositions

Enfin, Johan-Frédérik Hel Guedj a listé les expositions incontournables de ce début d’année en Belgique et en France.  L’offre des musées publics et privés, galeries et festivals fera la part belle à la photo et à deux mouvements puissants en Belgique: le symbolisme et le surréalisme

…Sans oublier toutes les expos Ensor, dont on fête les 75 ans de la disparition en 2024. À voir à Ostende, Anvers et Bruxelles.

Bonne(s) lecture(s)!

©The Crystal Ship
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