Le contrôle musclé d'une asbl culturelle choque

©ID/BART DEWAELE

Plusieurs figures politiques se sont montrées préoccupées par la manière dont a été menée l’opération, qui a conduit à l’arrestation de 7 personnes.

Le ton monte au sein du monde culturel suite à l’opération de police menée vendredi dernier au siège de l’association bruxelloise Globe Aroma. L’asbl néerlandophone, qui travaille avec des personnes en situation irrégulière dans le cadre de projets artistiques, a en effet fait l’objet d’une visite musclée de la part des forces de l’ordre, qui a débouché sur l’arrestation de 7 sans-papiers.

Si, depuis lors, 6 personnes ont été libérées, le secteur culturel n’entend pas lâcher l’affaire aussi facilement. Une carte blanche parue ce lundi dans De Standaard et cosignée par plusieurs dirigeants d’institutions culturelles néerlandophones de Bruxelles s’insurge publiquement contre les méthodes utilisées: "Doit-on cesser de proposer des activités culturelles aux migrants ou alors vous cessez de les effrayer? Votre réponse nous apprendra pour quelle sorte de société nous voterons bientôt."

"Doit-on cesser de proposer des activités culturelles aux migrants ou alors vous cessez de les effrayer? Votre réponse nous apprendra pour quelle sorte de société nous voterons bientôt."
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Le monde politique n’est pas en reste Le ministre flamand de la Culture Sven Gatz (Open Vld), suivi par son homologue francophone Alda Greoli (CDH), s’est lui aussi dit très préoccupé par une opération menée de manière "violente  et brutale", selon ses propres mots.

"Des principes comme la transparence, la proportionnalité et le caractère professionnel doivent être hautement respectés lors de toute inspection, et aussi par la police et les inspections sociales" insiste le libéral flamand, précisant qu’il allait demander des explications au niveau fédéral où, pour l’instant, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon (N-VA) se tait dans toutes les langues.

Rapport

Parallèlement, Philippe Close (PS), bourgmestre de Bruxelles, a fait savoir au travers de son cabinet qu’il avait demandé un rapport sur les méthodes utilisées par la police dans le cadre de ce contrôle. Ce dernier a néanmoins tenu à relativiser la responsabilité de la police locale, précisant que l’opération avait avant tout été pilotée au niveau fédéral.

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