Le Musée du Chat est à l'enquête publique

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La demande de permis cadrant la construction du futur Musée du Chat sur le seuil de la place Royale à Bruxelles est déposée depuis le 23 décembre dernier. L’enquête publique se termine le 16 janvier prochain.

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et le dessinateur Philippe Geluck ont signé il y a plus d’un an déjà la convention de partenariat scellant la construction d’ici 2023 du futur Musée du Chat et du Cartoon. Le plus célèbre chat de la bande dessinée belge prendra alors ses aises et ses quartiers sur 4.000 m² dans un bâtiment de 7 étages logé au 2-4 de la rue Royale et enchâssé entre le Bip (Maison de la Région) et Bozar. Le futur musée créera une nouvelle liaison entre les vestiges archéologiques du sous-sol et le parcours muséal du rez.

L’édifice désaffecté sera démoli et remplacé par une nouvelle construction

La Société d’aménagement urbain (SAU), en charge du dossier au niveau régional, prévoyait d’introduire la demande de permis d’urbanisme en 2019 encore pour entamer le chantier de construction en 2020 et l’achever à l’horizon 2022. C’est chose faite depuis l’avant-veille de Noël, très exactement. L’étape de l’enquête publique a d’ailleurs débuté jeudi dernier et se clôturera le 16 janvier prochain. Il y est mentionné que l’objet principal du permis demandé sera de "construire un bâtiment casco en vue d’y installer le Musée du Chat et du dessin d’humour en lieu et place d’un bâtiment existant à démolir", celui-ci étant le seul non classé dans le périmètre.

Signé Hebbelinck

Dès délivrance du permis d’urbanisme, l’édifice désaffecté depuis 40 ans — et infesté de rats et de souris depuis — sera donc démoli et remplacé par une nouvelle construction "à l’architecture organique, mais qui se fondra dans le tissu urbain existant, en bonne intelligence avec les édifices mitoyens", rassure l’architecte liégeois Pierre Hebbelinck, connu pour ses transformations audacieuses. La structure du futur complexe sera ouverte et modulable, précise encore le lauréat du concours de conception lancé en 2016.

L’immeuble-outil complexe sera fonctionnel pour accueillir au mieux les œuvres graphiques et permettre au public de les admirer tout en restant en connexion avec le tissu urbain et culturel environnant. Il sera divisé en trois espaces thématiques. Le premier sera consacré au félin à travers le temps, le deuxième aux dessins humoristiques venus d’autres créateurs; et le troisième, bien sûr, sera uniquement réservé au personnage du Chat de Geluck, qui portait à bout de bras cette idée de musée depuis plus de dix ans déjà.

Trois autour du panier

Au final, pour rappel, la Région bruxelloise (via la SAU) investira 9,38 millions d’euros pour la construction du futur complexe. Philippe Geluck financera pour sa part, avec le soutien de mécènes et sponsors privés, l’ensemble des aménagements intérieurs. Ce budget spécifique est évalué à quelque 4,5 millions d’euros. Il est également prévu que le père spirituel du Chat fasse don d’une série de ses œuvres personnelles à la Région. Enfin, Bozar financera la création d’espaces de stockage communs en sous-sol, avec un accès direct à la salle Henry Le Bœuf. Ce dernier poste est budgété à 2,3 millions d’euros.

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