nécrologie

Décès de l'écrivain V.S Naipaul

Auteur britannique né à Trinité-et-Tobago en 1932, Vidiadhar Surajprasad Naipaul a commencé à écrire dans les années 1950 alors qu'il était élève à Oxford. Lauréat du prix Nobel de littérature en 2001, il est décédé à son domicile londonien à l'âge de 85 ans.

L'écrivain britannique Vidiadhar Surajprasad Naipaul, prix Nobel de littérature en 2001, est décédé samedi à l'âge de 85 ans, confirme l'agence de presse britannique Press Association (PA), citant une déclaration de l'épouse de l'auteur.

L'écrivain s'est éteint dans sa résidence à Londres, a confirmé son épouse Lady Naipaul.

"C'était un géant dans tout ce qu'il a accompli et il est décédé entouré de ceux qu'il aimait avoir vécu avec lui une vie pleine de créativité et de défis", poursuit la déclaration.

D'origine indienne et né à Trinidad en 1932, M. Naipaul a aussi remporté la récompense anglosaxonne Booker Prize en 1971 et a été fait chevalier par la Reine Elisabeth en 1990.

Vidiadhar Surajprasad Naipaul - peintre du déracinement, des petites gens et des empires déclinants - est l'auteur de plus de trente ouvrages.

Il avait étudié la littérature anglaise à l'université d'Oxford avant de s'établir en Angleterre en 1953.

Il avait consacré une grande partie de sa vie à voyager et était devenu un symbole du déracinement dans la société contemporaine.

En lui décernant le prix Nobel en 2001, l'Académie suédoise avait qualifié V.S. Naipaul d'"écrivain cosmopolite" et "tourmondiste littéraire".

L'une de ses oeuvres majeures est son autobiographie "Une maison pour Monsieur Biswas" en 1964, où le héros emprunte les traits du père de l'écrivain.

A travers ce livre, il décrivait la difficulté pour les immigrants indiens dans les Caraïbes de s'intégrer dans la société tout en conservant leurs racines.

En 1998, il livrait "Jusqu'au bout de la foi", après avoir refait, apaisé, le voyage qui l'avait conduit, dix-sept ans auparavant, dans les quatre pays musulmans non arabes (Indonésie, Iran, Pakistan, Malaisie) qui avaient inspiré le fiévreux "Crépuscule sur l'Islam, voyage au pays des croyants".

Il y décrivait les pays post-coloniaux comme des sociétés "à moitié faites" et soutenait que l'islam réduisait à l'esclavage et tentait d'éliminer les autres cultures.

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