Gallimard lance en ligne ses "Tracts de crise"

Régis Debray, Danièle Sallenave, Cynthia Fleury, Erri De Luca, René Frégni, François-Henri Désérable et bien d’autres: Gallimard offre chaque jour leurs "écrits de circonstances" au format numérique.

En ligne
Tracts de crise

Parution à heures fixes sur le site de Gallimard: 10 heures, 14 heures ou 20 heures (pause le dimanche)

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Lancée il y a tout juste un an par Antoine Gallimard et Alban Cerisier, la collection "Tracts" propose sous format papier ou numérique une série de textes courts (32 pages), explorant chaque mois des thématiques de société. Une façon de couvrir des sujets brûlants dans un temps et une économie différents de ceux du livre.

"Nous avons trouvé un équilibre délicat entre le respect de la qualité et une procédure éditoriale accélérée et simplifiée", explique Alban Cerisier, directeur éditorial de la collection, qui se félicite du succès de celle-ci: en un an, certains de ces textes exigeants, engagés ou anthropologiques, sont devenus des références, notamment grâce au travail des libraires, "seuls capables de tenir un livre dans la durée".

Avec l’annonce du confinement, la collection s’est rebaptisée "Tracts de crise" et offre chaque jour des essais inédits d’auteurs – de la Maison ou non – face à la crise du coronavirus, sous des angles variés – littéraires, sociétaux, philosophiques, etc. Avec plus de 2.000 inscrits à ce jour, cette initiative éditoriale pour faire vivre le lien entre auteurs et lecteurs durant cette crise pandémique, prend de l’ampleur et gagne en notoriété.

Format numérique

Publiés au seul format numérique, ces textes stimulants sont envoyés automatiquement et gratuitement sur simple inscription. Il peuvent être aussi téléchargés sur les sites des libraires. "C’est une nouvelle façon de faire de l’édition. On passe un cran avec une expérience totalement numérique et un format plus court pour exprimer la réalité du sentiment d’un moment", déclare Alban Cerisier.

L’idée a immédiatement rencontré l’enthousiasme d’auteurs de la collection – dont Régis Debray, Danièle Sallenave et Erri De Luca –, puis des libraires, bibliothécaires et lecteurs qui, tous, témoignent par leur intérêt du besoin de maintenir le lien social à travers l’écrit.

"Comme personne n’a d’idée précise de la durée du confinement, il est difficile pour les auteurs de se lancer dans un grand projet d’écriture, mais il y a bel et bien une nécessité d’expression immédiate, qui s’exprime par cette écriture de la brièveté. Elle permet toutes les tonalités et est merveilleusement relayée par les acteurs du livre. Je n’avais encore jamais vécu ça", affirme Alban Cerisier, pour qui "la parole des écrivains est essentielle en temps de crise".

«Pour la première fois de ma vie, j’assiste à ce renversement: l’économie, l’obsession de sa croissance, a sauté de son piédestal, elle n’est plus la mesure des rapports ni l’autorité suprême. Brusquement, la santé publique, la sécurité des citoyens,un droit égal pour tous, est l’unique et impératif mot d’ordre.»
Erri De Luca
«Le samedi de la terre», Tracts de crise n°2

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