Millénium 5, aux racines du mal de Lisbeth Salander

©doc

Un chouïa moins fort que "Ce qui ne me tue pas", le 4e opus de la saga "Millénium", "La fille qui rendait coup sur coup" n’en reste pas moins hautement addictif et recommandable.

Lorsque le Suédois David Lagercrantz succède à feu Stieg Larsson et à sa trilogie, les sceptiques sont au rendez-vous. Mais "Ce qui ne me tue pas", un quatrième volume sorti en 2015, était bien fidèle à l’esprit du père de Lisbeth Salander et de Mikael Blomkvist, et le succès, au rendez-vous. Avec 6.000.000 d’exemplaires vendus, l’auteur réussit un thriller épatant et bien dans l’air du temps en se glissant on ne peut mieux dans les pas de Stieg Larsson.

"LA FILLE QUI RENDAIT COUP SUR COUP"

Cote: 3/5

David Lagercrantz, Actes Sud/actes noirs, 399p., 23 euros.

"La fille qui rendait coup sur coup", le cinquième volet, reprend là où s’achevait le précédent. Lisbeth Salander est en prison après avoir pourtant "livré le scoop de la décennie, permis à Millénium de retrouver sa place dans le débat public, sauvé la vie d’un enfant et démantelé un réseau criminel international".

Le premier tiers de ce roman sec, nerveux et bien troussé se déroule essentiellement en prison où Lisbeth, qui reçoit la visite de son ancien tuteur, doit faire face à la détenue Benito. "Rebaptisée d’après un certain fasciste italien", cette dernière fait régner la terreur dans le quartier de haute sécurité et persécute la fragile Faria Kazi. Ce qui a le chic d’augmenter la colère latente de Salander, assoiffée de justice.

Dans le précédent opus, Lagercrantz nous avait appris l’existence d’une sœur jumelle de Lisbeth, Camilla. Avec cet avant-dernier volume ("Millénium" s’arrêtera en 2019 avec un ultime livre), il continue de remonter aux racines du mal. Passionné de sciences, l’auteur d’"Indécence manifeste" (consacré à Alan Turing, le père de l’intelligence artificielle) nous plonge au cœur d’un complot halluciné et hallucinant. Un complot de plus, si l’on se réfère aux épisodes précédents.

David Lagercrantz introduit de nouveaux personnages, explore de nouvelles thématiques, sans perdre pour autant le lecteur en route.

David Lagercrantz y introduit de nouveaux personnages, explore de nouvelles thématiques (l’acousie, la gémellité, la Bourse, les Roms et leur génial guitariste Django Reinhardt,…), sans perdre pour autant le lecteur en route.

Comme Stieg Larsson, l’écrivain tisse un puzzle diabolique et cohérent qui prend le lecteur à la gorge, incapable de lâcher les 100 dernières pages lorsque toutes les pièces commencent à s’emboîter sous ses yeux.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés