Catherine Barreau remporte un 77e Prix Rossel tourné vers la BD

Le Prix Rossel a été remis à la Namuroise Catherine Barreau pour "La confiture de morts", paru chez Weyrich.

Pour la 77e fois depuis sa création, le prix Rossel a été remis ce 10 décembre lors d’une cérémonie virtuelle, circonstances obligent. Le jury de l’édition 2020, présidé par Pierre Mertens, a été rejoint par Hedwige Jeanmart et Caroline De Mulder, respectivement couronnées par le Rossel en 2014 et en 2010, aux côtés de Jean-Luc Outers, Ariane Le Fort, Michel Lambert et Jean-Claude Vantroyen.

Parallèlement au prix Rossel récompensant un roman ou recueil de nouvelles, des prix ont également couronné des bandes dessinées. Le prix du meilleur album revient ainsi à Zabus et Hippolyte pour «Incroyable» (Dargaud), le prix de la meilleure série BD est décerné à Benoit Feroumont pour «Le Royaume de Blanche-Fleur» (Dupuis), une mention spéciale de la SCAM est attribuée à «Forgeries», un projet collaboratif d’Éléonore Armand et Romane Scardoni, tandis que la célèbre Posy Simmonds recevait le Grand prix Victor Rossel pour l’ensemble de sa carrière. "Le Prix Rossel, c'est un rayon de soleil dans une vie recluse", a conclu cette dernière lors de la remise du Prix en Facebook Live, ce jeudi soir.

"C’est un livre d’une sincérité absolue, le style est éblouissant, libre, il sonne juste et nous offre un regard sur le monde."
Michel Lambert
Membre du Jury Rossel 2020

En ce qui concerne la littérature, notre excellente consœur Aliénor Debrocq était l’une des cinq finalistes pour son roman "Cent jours sans Lily" (ONLIT) mais c’est "La confiture de morts" (Weyrich) de Catherine Barreau qui l’a emporté devant "Le second disciple" (Les Arènes) de Kenan Görgün, "Je suis le fils de Beethoven" (Seuil) de Stéphane Malandrin, décrit par Pierre Mertens, président du jury et grand mélomane de son état, comme "le plus phénoménal de la sélection", et enfin "Judas côté jardin" (ONLIT) de Juan d’Oultremont.

"La confiture de morts" (Weyrich) de la Namuroise Catherine Barreau, qui signe là un quatrième roman, "a été une découverte inattendue", nous confie Michel Lambert. "C’est un livre d’une sincérité absolue, le style est éblouissant, libre, il sonne juste et nous offre un regard sur le monde, sur les paysages gaumais ou urbains, qu’on n’a pas l’habitude de voir. Tous les sens sont requis, avec une grande poésie mais aussi avec un regard impitoyable sur soi de la part d’un personnage en difficulté. Le livre prend aux tripes et est tout à la fois traversé par l’amour, le désir d’amour."

"Mes romans démarrent sur une sensation, une surprise. Ici, ce sont des odeurs de forêt et un rêve de sanglier dans la forêt. J'avais le sentiment que je devais en rendre compte."
Catherine Barreau
Prix Rossel 2020

Encore toute retournée, Catherine Barreau s'est sentie "comme Plastic Bertrand recevant le premier prix du Concours Reine Elisabeth", précisant lors de la cérémonie virtuelle que son roman avait été refusé 27 fois et qu'elle n'avait eu auparavant aucun contact avec le domaine de l'édition, bien qu'il s'agisse de son 4e roman. "Mes romans démarrent sur une sensation, une surprise", a-t-elle encore ajouté. "Ici, ce sont des odeurs de forêt et un rêve de sanglier dans la forêt. J'avais le sentiment que je devais en rendre compte".

Interview de Catherine Barreau sur "La confiture de morts"

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