Festival Passa Porta 2019 | Porte ouverte aux mots

Delphine de Vigan ©Patrice Normand

L’actualité et le lecteur sont au cœur de la 7e édition du festival Passa Porta. Venus de 21 pays, 100 auteurs écrivant en 14 langues vous convient à des expériences littéraires inédites!

Festival Passa Porta

Du 28 au 31/3/19: www.passaporta.be

Il revient tous les deux ans à la fin mars, qu’il neige ou que le soleil inonde le centre de Bruxelles: voici venue la septième édition du Festival Passa Porta qui, le temps d’un week-end, rassemble une centaine d’écrivains, penseurs, poètes, slameurs, illustrateurs et musiciens. Des artistes en provenance de 21 pays, qui écrivent en 14 langues différentes. Jonathan Coe, Jenny Erpenbeck, Rachida Lamrabet, Marie NDiaye, Olga Tokarczuk, Ali Smith, Russell Banks, Delphine de Vigan, Fatou Diome, Reni Eddo-Lodge, Paolo Giordano, Laura Kasischke, Lola Lafon, Lyonel Trouillot, Adeline Dieudonné ou David Vann: une occasion unique en Belgique de rencontrer de grands noms de la littérature mais aussi de vivre des expériences littéraires inédites, comme une "sieste sonore" autour d’un texte de Véronique Bergen.

Initiative de la Maison internationale des littératures Passa Porta, le festival déploie cette année deux fils rouges: le premier consacré à l’actualité (déclinée sous l’angle des migrations, de l’environnement, des frontières, du Brexit,…) et le second, à la figure du lecteur, par essence indissociable de l’auteur et pourtant très souvent passée sous silence.

>Du 28 au 31/3/19: www.passaporta.be

Invitée de c'est au programme: Delphine de Vigan

Delphine De Vigan

31/3 (16:30) Interview à propos des "Gratitudes" (J.C.Lattès) qui inaugurent un nouveau cycle romanesque.

Autrice à succès depuis "No et moi" (2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman) et "Rien ne s’oppose à la nuit" (lauréat 2011 du Prix Fnac, France Télévisions et Renaudot des lycéens), Delphine De Vigan (1966) a reçu le Prix Renaudot en 2015 pour "D’après une histoire vraie". Avec "Les gratitudes", elle poursuit l’écriture d’un nouveau cycle romanesque par des textes plus courts, qui confirment son don d’exploration de l’intime. Dans "Les loyautés", elle évoquait l’enfance maltraitée et les relations entre une professeure de collège et un jeune garçon. Mettant en scène une jeune femme en train de perdre l’usage de la parole et l’orthophoniste chargée de la suivre, "Les gratitudes" est à nouveau l’occasion d’explorer cette part d’enfance qui marque à jamais la vie d’adulte.

Premières phrases

"Vous êtes-vous déjà demandé combien de fois par jour vous disiez merci ? Merci pour le sel, pour la porte, pour le renseignement. Merci pour la monnaie, pour la baguette, pour le paquet de cigarettes. Des merci de politesse, de convenance sociale, automatiques, mécaniques. Presque vides. Parfois omis."

"Les gratitudes", Delphine De Vigan

Foire du livre 2018 / avec Véronique Bergen

Véronique Bergen

31/3 (15:00) Elle lit "Guérilla" pour la 1e fois lors d’une "sieste sonore" avec Isabelle Wéry, Pierre Jaqmin, Marcel Berlanger

Philosophe, romancière et poète belge, Véronique Bergen (1962) a été élue à l’Académie de langue et de littérature françaises de Belgique en 2018. Autrice d’essais philosophiques comme de romans qui donnent voix aux oubliés (notamment "Kaspar Hauser ou la phrase préférée du vent"; "Marilyn, naissance année zéro"; "Tous doivent être sauvés ou aucun"). Elle présente ici un texte inédit sous la forme d’une "sieste sonore" dans la pénombre: expérience sensorielle, individuelle et collective, qui offre d’expérimenter un autre type de rapport à la lecture. Adoptant une structure polyphonique, "Guérilla" campe un climat de guerre civile où s’affrontent des insurgés de tous bords, défenseurs d’une Terre ravagée. Entre symphonie des bombes et lutte pour d’autres manières d’être au monde.

Rédaction América, une semaine avec DAVID VANN

David Vann

31/3 (13:30) Interview & lecture d’extraits d’"Un poisson surla lune" (Gallmeister), son dernier-né, traitant de la famille,de la violence... et du poisson.

Marin au long cours dont le naufrage a fini par lui apporter le succès littéraire qu’il avait tant cherché, l’Américain David Vann (1966) vit en Nouvelle-Zélande et vient de publier "Un poisson sur la lune", simultanément en anglais et en français. Famille, drame, armes, violence et prose cristalline: revoici les ingrédients typiques d’un auteur incontournable, qui offre une vision captivante de l’univers de pensée et de vie d’un homme, entièrement soumis à la logique sombre de sa dépression et désespérément à la recherche de la délivrance. Jim, homme suicidaire d’âge moyen, se rend d’Alaska en Californie où l’attend son frère, qui va prendre soin de lui, bien décidé à ne pas le perdre de vue. Agité, Jim erre dans les méandres de sa vie passée et tente de donner du sens à ses relations.

 


Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect