Méli-mélo temporel

©DUPUIS

De Bonneval, Vehlmann, Tanquerelle et Blanchard tissent une uchronie énorme. Énorme par le volume mais surtout par la richesse et la complexité de l'histoire.

"Le dernier Atlas"
  • tome 1 
  • Note: 4/5
  • Vehlmann, de Bonneval, Blanchard et Tanquerelle 
  • Dupuis
  • 226 p.
  • 24,95 euros

Ils sont quatre. On pourrait quasiment les appeler les quatre de Nantes. Et quand ces quatre-là se mettent à jouer ensemble, on peut s’attendre à une osmose digne des "fab four". Avec Gwen de Bonneval et Fabien Vehlmann pour le scénario, Fred Blanchard pour le design et Hervé Tanquerelle pour le dessin, "Le dernier Atlas" partait sur de bonnes bases. Le duo de scénaristes est friand d’histoires alambiquées et celle-ci l’est plutôt. Fred Blanchard est passionné de science-fiction et d’univers parallèles, il s’en donne à cœur joie. Tanquerelle peut se prêter à tous les styles, il laisse ici éclater son réalisme.

Alambiqué

Alambiqué ce récit, on le disait. Un lieutenant de la pègre est chargé par son boss de trouver une pile atomique. Il devra pour cela retrouver et réparer le dernier Atlas, un de ces robots géants utilisés durant la guerre d’Algérie avant qu’ils ne déclenchent une catastrophe. Parallèlement, un ex-reporter de guerre se retrouve confronté dans le désert algérien à un phénomène écologique et sismique sans précédent qui va bouleverser l’équilibre du monde. Un récit ou Debré succède à de Gaulle, où les vieux briscards d’une certaine guerre d’Algérie ne s’en laissent pas compter par des gamins et où les époques s’entrechoquent.

©DUPUIS

Mais Bonneval et Vehlmann sont passés maîtres dans ce genre et le récit pourtant très riche et déjà volumineux (et ce n’est que le premier d’une trilogie se lit sans reprendre son souffle). Ils mêlent allègrement uchronie (en revisitant l’histoire) et anticipation sur fond de géopolitique, de mondialisation et d’urgence climatique. Ce mélange de genre est parfaitement maîtrisé ce qui donne toute sa crédibilité au récit. Et le dessin de Tanquerelle, très noir et tout en "gueule" dans un casting de rêve claque particulièrement.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n