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Six minutes de littérature féminine au bout du fil

©© Zoonar/unknown

Avec le Théâtre 140, la suissesse Julie Gilbert développe une Bibliothèque sonore d'écrivaines disparues. Le jeudi 4 février, les comédiennes du projet vous récitent par téléphone les monologues des autrices d’aujourd’hui inventés sur base de leurs devancières.

La Bibliothèque sonore des femmes est une performance littéraire lors de laquelle des comédiennes vous appellent durant plus ou moins six minutes pour vous pour faire réentendre des écrivaines d’hier (Audre Lorde, Sylvia Plath, Susan Sontag, mais aussi Paulette Nardal ou Fadwa Souleimane), à travers les monologues écrits par des autrices contemporaines comme les Belges Isabelle Wéry, Céline Delbecq ou la Française Karelle Ménine.

Théâtre téléphonique

La Bibliothèque sonore des femmes

Le 4 février de 17h à 20h30, recevez un appel sur WhatsApp d’une écrivaine. Peut-être avez-vous déjà lu ses œuvres, peut-être pas...

Infos et réservations: le140.be

Le projet coordonné par Julie Gilbert, scénariste, cinéaste et autrice de théâtre, est né en 2018: «Je me rendais compte que, pour créer nos spectacles, nos supports de pensées étaient essentiellement des auteurs masculins. Je me demandais: si on lisait plus de femmes, notre imaginaire serait-il différent?»

Avec l’envie d’une dimension ludique (pour que «les écrivaines nous parlent comme depuis la mort à travers des comédiennes»), elle lance sa Bibliothèque: «J’ai écrit les dix premiers textes sur des autrices déjà un peu connues. Au tout départ, j’avais comme ligne de m’intéresser aux autrices qui parlaient des femmes au sein de la société, comme Olympe de Gouges, Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, etc. Puis, quand d’autres autrices se sont emparées du projet, elles ont écrit sur qui elles voulaient. Cela donne une collection commune et collective, pas une sélection personnelle.»

Le téléphone pour créer un lien

La présence du téléphone est un élément récurrent dans les créations de Julie Gilbert: «J’aime travailler cette question de l’injonction que représente le téléphone: on se sent obligé·es de répondre, ça crée un lien particulier». Par contre, vous ne trouverez cette Bibliothèque nulle part sur le web: «Je tiens vraiment à cette sensation de recevoir un appel. C’est très différent de recevoir, par rapport à consommer

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