Victoire de Changy, inspirée par l'arrivée de Nour, son fils

Victoire de Changy. ©Maxime Fauconnier

Victoire de Changy n’est pas de celles qui se taisent ou s’effacent quand survient la maternité. Lisez "La paume plus grande que toi"!

Il y a d’abord eu un premier roman, "Une dose de douleur nécessaire", finaliste du Prix Rossel, puis un second, "L’île longue", finaliste du Prix européen de littérature, ainsi qu’un bel album jeunesse, "L’Ours Kintsugi".

Et puis, quelque part dans ce parcours, Victoire de Changy est devenue "la mère de Nour", comme elle le dit elle-même dans sa biographie. Là est venu le miracle: celui de la vie qu’on donne et qui ôte (souvent) les mots pour la dire.

Mais Victoire de Changy n’est pas de celles qui se taisent ou s’effacent quand survient la maternité, que du contraire: s’inscrivant dans la veine encore jeune mais tellement féconde des Elif Shafak, Maggie Nelson et, tout récemment, Adèle Van Reeth, elle a su (re)trouver sa voix pour dire le grand bouleversement du corps, des sens, des sentiments.

Entre prose et poésie, l’irruption de l’amour pour Nour est à la fois expérience de l’intime et force de l’universel. Neuf mois dedans, neuf mois dehors: autant de jours et de nuits à la texture nouvelle qui, soudain, font voir le monde avec un regard autre, radicalement. Un magnifique défi d’écriture relevé avec un immense talent – de l’infime au grand tableau de nos vies minuscules.

Récit

«La paume plus grande que toi»

Victoire de Changy

>L’arbre de Diane, 121p., 12 euros

Note de L'Echo: 5/5

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