La Sphinge rejoint le patrimoine du Musée Rops

©Musée Félicien Rops

Le Musée Félicien Rops accueille dans ses collections une nouvelle pièce d'exception: "La Sphinge". Cette oeuvre fut réalisée par Rops à la demande de l'éditeur Lemerre à Paris.

C’est une pièce exceptionnelle pour sa rareté, ses qualités techniques et son contenu symbolique (satanique) qui, avec "La Sphinge" (ou "Le sphinx"), vient d’intégrer le déjà riche patrimoine du Musée Félicien Rops à Namur. Une acquisition rendue possible grâce à l’intervention de la Fondation Roi Baudouin.

En décembre dernier, un collectionneur privé faisait savoir au musée qu’il souhaitait se défaire d’un dessin de l’artiste namurois. Une œuvre – "La Sphinge" – bien connue des conservateurs de l’œuvre de Rops puisque souvent prêtée pour des expositions tant en Belgique qu’à l’étranger. Pour acquérir cette gouache avec aquarelle et crayon de couleurs, dont on ne connaît à ce jour qu’un seul et unique exemplaire, l’appui de la Fondation Roi Baudouin était essentiel.

©Musée Félicien Rops

En effet, si le collectionneur belge avait clairement souhaité que cette œuvre, datée de 1882, rejoigne les collections du Musée Rops, encore fallait-il satisfaire à ses exigences financières. Une transaction d’un montant de 95.000 euros fut rapidement conclue avec la Fondation "permettant ainsi de conserver cette gouache en Belgique, sous la forme d’un dépôt long terme, dans les collections du musée namurois", se félicitait hier Dominique Allard, directeur de la Fondation.

Cette œuvre, dont le Musée d’Orsay détient une copie mais en noir et blanc, fut réalisée par Rops à la demande de l’éditeur Lemerre à Paris pour illustrer la réédition des neuf nouvelles des "Diaboliques" de Jules Barbey d’Aurevilly, écrivain dandy et décadent, bien dans l’esprit de cet art fin-de-siècle.

La sphinge, créature mi-femme, mi-animal, est très souvent représentée dans l’imaginaire de cette époque. On notera d’ailleurs que Rops a utilisé à plusieurs reprises la Sphinge dans ses dessins, notamment pour la "Dame au pantin", autre œuvre acquise également via la Fondation par le musée namurois, ou encore sur l’emblème de la Société internationale des Aquafortistes qu’il fonda en 1869.

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